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LUDIDELIRE

Que lire en littérature jeunesse ? A quoi jouer ? Farfouillez ici vous trouverez

LA TÊTE DANS LES ÉTOILES

AUTRICE : Melissa KEIL TRADUCTRICE (de l’anglais) : Isabelle VADORI ÉDITEUR : Pocket Jeunesse (PKJ), 2016 pour la traduction française Prix : 15.50 Euros

CE QUE J’EN RÉSUME : Un quatuor de potes lycéens : Michaël dit Mike, Adrian, Allison et Samuel dit Sam, le narrateur. Sam est un geek, ultra fan de films « gores » et de jeux vidéo. Le lycée n’est pas le meilleur endroit où s’épanouir pour Sam, il est constamment harcelé par Justin Zigoni, le caïd du bahut et un tant soit peu le plus populaire… La vie de Sam va basculer lorsque Camilla Carter va entrer dans la vie de la petite bande à l’allure plan-plan..

CE QUE J’EN DIS : Un petit roman sympa, romantique à souhait… J’avoue avoir préféré plus que l’histoire d’amour, l’intrigue concernant Mike et le karaté… Il est bourrelé de références cinématographiques et musicales, ce qui donne envie d’aller faire un petit tour du côté de cette culture… Je trouve le portrait de Sam plutôt bien fouillé, ainsi on ne tombe pas dans du manichéisme et on découvre un adolescent qui, dès qu’il le peut ne veut pas se faire remarquer, mène sa petite vie entre jeux vidéos, écritures de scénario, de visionnage de films et d’échanges entre potes …

CE QUE J’EN CONSEILLE : A lire sur la plage pendant l’été, sur un transat ou sur un lit pendant des vacances scolaires… Pour fin collège et lycéen…

LA FAUCHEUSE : le glas, livre III

Livre III, La Faucheuse

AUTEUR : Neal SHUSTERMAN ÉDITEUR : Robert Laffont COLLECTION : R, 2019

CE QUE J’EN RÉSUME ET EN DIS : C’est le premier article, livre que je vais présenter ainsi : après la déconvenue du deuxième tome ; j’ai trouvé la fin un peu trop « à la sauce américaine », j’entends par là que la fin est un peu trop radicale à mon goût… Et après tant de destructions, pour repartir dans ce troisième tome il est nécessaire de repartir avec certains des personnages précédents qui sont censés avoir disparu définitivement… Comment s’en sortir ??? Je trouve que ce « glas » manque de crédibilité, je n’arrive pas à entrer dans l’intrigue d’autant que nous avons une foultitude de nouveaux personnages qui apparaissent… Doit-on s’attacher à eux ? Sont-ils accessoires ? Bien désolée mais décidément ce tome me laisse totalement froide, j’ai dû lire le quart du bouquin et en me forçant en plus…. Bien DOMMAGE…

CE QUE J’EN NOTE : voir les autres articles sur la faucheuse tome 1https://ludidelireblog.wordpress.com/2018/12/06/la-faucheuse/ et tome 2 https://ludidelireblog.wordpress.com/2018/12/31/la-faucheuse-thunderhead/

LES 7 VIES DE LEO BELAMI

AUTEUR : Nataël TRAPP ÉDITEUR : R-jeunes adultes Versilio, 2019 378 pages

CE QUE J’EN RÉSUME : Leo Belami, lycéen de 17 ans vit à Valmy sur Lac. Il ne brille pas en classe ni par son charisme ni par ses brillants résultats. Il vit une relation amicale forte avec son ami Areski ce qui n’est pas le cas avec sa petite amie Valentine qui vient de le laisser tomber pour le « beau gosse » du lycéen. Côté famille ce n’est pas la panacée : un père en pleine déprime, une mère qui fait bouillir la marmite et cassée par la fatigue… Bref, une vie pas très folichonne jusqu’au moment où Leo Belami bascule dans le corps d’un lycéen Daniel Marcuso en 1988. Leo se retrouve 30 ans plus tôt dans la vie de ce personnage… le temps d’une journée… Et, par un processus qu’il ne comprend pas, il va se retrouver dans 7 corps de 7 lycéens de 1988… Il va au fil des « corps » découvrir la raison de cette « incorporation de corps » : qui a tué Jessica Stein 30 ans plus tôt ?

CE QUE J’EN DIS : Un page turner assurément avec l’écriture fluide ! On est emballé par les vies de chaque lycéen ; il va sans dire que l’apparence que l’on a lors des années lycées cache bien souvent une réalité beaucoup plus trouble, plus violente… Au lycée, les futurs adultes sont-ils déjà déterminés par un destin professionnel ? Social ?. Que deviennent les geeks ? les populaires ? les sportifs ? les beaux gosses ? les mal aimés ? les bizarres ? Oui la question du déterminisme est posée et bien posée… J’aurai aimé savoir ce qu’est finalement devenu « Bobby » ? Belami ne dit rien de ce qui lui advient et c’est plausible parce qu’il est un peu renfermé comme garçon et parce qu’il est un peu isolé dans sa situation sociale, amoureuse, amicale, familiale…De belles et/ ou de curieuses personnes sont croquées : David Marcuso par exemple, on ne sait pas s’il doit nous faire de la peine ou bien si c’est un pervers, un couard… J’aime bien ce va et vient de jugement !

CE QUE J’EN CONSEILLE : A partir de la quatrième – troisième. Lecture pour des collégiens qui s’interrogeraient sur leurs rêves, leurs désirs et ce que l’on en fait… Lecture pour des collégiens (et des lycéens) sur le côté énigme policière bien menée car chaque individu est un suspect potentiel…

MARQUES : LA LUMIERE

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AUTRICE : BROADWAY Alice ; ÉDITEUR : Pocket Jeunesse, 2019 ; Prix : 17.50 € (Prix public) ; SÉRIE : TOME 2 de « Marqués »

CE QUE J’EN RÉSUME : Nous retrouvons Leora Flint, tatouée d’un corbeau, elle ne sait plus qui elle est. Elle est convoquée chez Longsight qui lui propose un marché : se rendre chez les Immaculés et les espionner pour le compte de la Cité sinon ses amis en paieront le prix fort… Elle va entrer en lien avec cette communauté au bord de la famine et appauvrie par les Marqués… Mais l’homme n’est-il pas plus complexe qu’il n’y paraît ??? Là elle va découvrir par bribes qui était sa vraie mère et se faire des amis tout autant que des ennemis…Et toujours ce conflit entre ses deux « nations » qui risque de tourner à la guerre…

CE QUE J’EN DIS : la suite tient toutes ses promesses, on retrouve une Leora FLINT « le cul entre deux chaises » : doit-elle choisir entre sa mère naturelle et sa mère adoptive ? Entre sa nation de cœur et sa nation d’origine ? Entre Moriah et la sorcière blanche ? Se lit facilement à part peut-être cette image qui m’a fait sourire « ses cheveux embaumaient la fumée »… Euh, des cheveux enfumés sentent une odeur de fumet 😉 Entre les chapitres s’intercalent des chapitres où des contes sont rapportés comme dans le premier tome, la saveur des récits mythiques des deux nations apporte à la fois une caution historique au récit et une cassure qui nous emmènent dans un monde à part le temps de 2 – 3 pages à chaque récit. Ce tome n’est pas le dernier… Encore une attente pour lire la suite… Ici tout naturellement on s’attarde moins sur les tatouages mais plus sur le marquage (cf. Gull) A lire sans bouder son plaisir…

CE QUE J’EN CONSEILLE : toujours à partir des 4ème…Niveau Collège

MARQUES, tome 1

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AUTRICE : Alice BROADWAY . ÉDITEUR : Pocket jeunesse . TITRE ORIGINAL : Ink . DL : 2018 . TOME : 1

Ce que j’en résume : Léora Flint est en deuil son père vient de mourir et il est temps dans une poignée de semaines de lui faire passer la pesée afin de savoir si sa peau tannée et recouverte de tatouages sera conservée sous le format livre afin d’en conserver sa vie… Il n’est pas anormal d’être tatoué bien au contraire, tout au long de leur vie les habitants du pays dans lequel vit Leora porte des tatouages. Les peuples qui n’en ont pas sont appelés les Immaculés et un sort terrible leur est réservé parce que chacun sait que ceux-ci souhaitent voler l’âme du peuple de Leora. Au cours de l’histoire nous allons avec Leora découvrir que son père et sa mère encore bien vivante cachaient de bien lourds secrets et si ce n’était qu’eux mais l’entourage de la jeune femme est truffée de dissimulateurs…

Ce que j’en dis : Histoire crédible, on lit les réflexions de cette jeune femme qui doit à la fois vivre un deuil terrible et découvrir les affres, les tourments d’une réalité sociétale bien prégnante dans le cœur et le corps des gens… Comment se construire sur des mensonges ? Comment y réagit-on ? Leora en propose une solution… Petit bémol, à la fin du récit notre ami Karl a disparu, il n’est aucunement mentionné, bien dommage… Nous le retrouverons probablement dans le second tome… Le récit est entrecoupé de contes qui peuvent amener une certaine dynamique à la lecture ou bien la casser cela dépend du lecteur… Excepté l’absence de Karl sur la fin du récit et quelques faiblesses dans la structuration des phrases, j’avais l’impression de lire des phrases par trop simplistes c’est un foutu bon bouquin qui mène sa petite enquête jusqu’au bout… Un big up pour la couverture qui est magnifique, sublime crée par Jamie GREGORY

Ce que j’en conseille : collège (début quatrième) et lycée bien sûr…

DIX de Marine CARTERON

AUTRICE : Marine CARTERON ; ÉDITEUR : Rouergue (Doadonoir) ; AUTRES LIVRES LUS de la même autrice : LES AUTODAFEURS (3 tomes)

Ce que j’en résume : Un groupe d’élèves (7 adolescents) de l’Institution Sainte Scholastique participe à un pilote pour une émission de télé-réalité. Ils sont accompagnés de 3 adultes (un ex commissaire, un ex infirmière et la mère de Charles, une professeure alcoolo) Ils se retrouvent sur une île et petit à petit ils se retrouvent piégés par une ou un malade qui veut éliminer tous ces candidats. Vont-ils en réchapper ??

Ce que j’en pense : inévitablement je parlerai des « Dix petits nègres » d’Agatha Christie dont Marine CARTERON s’est largement inspiré voire modernisé à la sauce télé-réalité. Ici la différence c’est la violence des meurtres qui sont décrits de manière très réalistes. On aime ou on aime pas mais cela est glaçant et apporte inévitablement un climat de terreur… C’est un page turner où l’on aimerait découvrir avant la fin du récit : qui est donc le masqueur vengeur ? Si je critique ce roman c’est que j’ai aimé cette adaptation des « Dix petits nègres » mais j’avoue avoir préféré « l’original » parce que je trouve que les violences font un peu dans la surenchère… tant par les descriptions que par l’accumulation… On se retrouve à la fois voyeur et parti prenante du meurtre… Position peu confortable pour moi… Mais j’aime l’écriture et la profondeur psychologique des personnages… A VOUS DE VOUS FAIRE UNE OPINION

Ce que j’en conseille : à partir du lycée

CELLE QUI MARCHE LA NUIT

AUTRICE : Delphine BERTHOLON – ÉDITEUR : Albin Michel (Wiz), 2019 – Prix : 12.90 €

Ce que j’en résume : Malo, 15 ans vit avec sa petite sœur de 5 ans Jeanne et son père et sa belle-mère. Famille somme toute banale, le jeune adolescent, est triste car il déménage à Nîmes et quitte son meilleur pote depuis la maternelle, Paul dit Pop’. Dans la nouvelle demeure perdue au fin fond de la cambrousse, Malo traîne ses jeans et ses baskets… Jeanne est tétanisée, des cris stridents réveillent toute la maisonnée la nuit… Malo observe sa petite sœur et trouve son comportement étrange à la limite de la violence… Il tente de se renseigner sur ce qui s’est passée dans cette maison et la très jolie factrice de 21 ans va peu à peu le rencarder sur une Pauline qui a disparue en 1986, une affaire jusqu’alors non élucidée…

Ce que j’en dis : Un roman psychologique, fantastique, un thriller pour plus jeune qui est un véritable page turner… A chaque page, on se demande comment Jeanne va se sortir de son emprisonnement que les adultes ignorent ; comment Malo va t’il dénoué le fil de cette intrigue de fou ?? L’autrice réussit à immiscer dans les actes quotidiens des faits étranges, l’air de ne pas y toucher et ainsi se resserre la toile de Pauline… Les descriptions de la demeure en font un personnage à part entière, on y est, on s’y croit..Ici et là Bertholon Delphine use sans en abuser d’humour qui réchauffe cette ambiance glacée et glaçante… Nous allons (pour certains) fêter Halloween et / ou Samhain et / ou la Toussaint alors cette lecture est une parfaite lecture du moment avec un bon chocolat chaud et sous la couette…

Ce que j’en conseille : lecture possible au collège à partir de la 6ème (11 – 12 ans)

LA DÉCLARATION : l’histoire d’Anna

Autrice : Gemma MALLEY - Editeur : Helium / Actes sud : 2018

AUTRICE : Gemma MALLEY – ÉDITEUR : HÉLIUM / ACTES SUD, 2018

Ce que j’en résume : nous sommes en 2140, en Angleterre. Sur cette planète, les adultes qui ne souhaitent plus faire d’enfants le peuvent en échange d’obtenir l’immortalité.

Anna vit au foyer de Grange Hall dont la directrice est la terrible Mrs Pincent. Dans cet établissement, les enfants qui sont recueillis dès leur plus jeune âge sont éduqués, élevés pour devenir de parfaits Surplus… Surplus, ce sont des enfants qui n’auraient jamais dû naître et donc ils sont élevés pour servir les adultes « immortels »… Anna est convaincue de n’être qu’une moins que rien, que ses parents la détestaient pour l’avoir mis au monde alors que la Déclaration l’interdisait et pour elle Mrs Pincent est la voix de la toute puissance, de la raison…

Mais Anna, malgré l’endoctrinement, est spéciale, elle tient un journal qu’elle cache dans un coin du foyer, si elle se fait attrapée, ce sera une punition terrible qui l’attend indiscutablement…

Mais Anna vit son train train quotidien en travaillant toute la journée, en veillant à ce que les autres enfants qu’elles côtoient font correctement leurs tâches et en s’évadant de ce monde totalitaire par l’écrit… Et puis, un jour Peter arrive dans ce foyer…

Ce que j’en dis : depuis avril 2019, dernier article en date, je n’avais pas vraiment de textes emballants et là jackpot, enfin une histoire qui nous emmene dans un monde totalitaire où l’endoctrinement est puissant et les conventions tenaces… Deux portraits de deux ados extrêmement sensibles et attachants, j’ajouterai un ++ pour le personnage de Mme Sharpe (Je n’en dis pas plus bien sûr). On ne peux s’empêcher de faire le parallèle avec les conditions de vie de l’étranger, celui qui arrive dans un pays autre que le sien, qui n’est pas désirable et désiré et dont on a peur parce qu’il est forcément mauvais et que ses intentions ne peuvent qu’être nocives face à l’autochtone.

Enfin, imaginons 5 minutes que nous ne mourrions plus, que faire ???? Comment se projeter dans une vie infinie ? La mort arrive toujours trop tôt mais sans elle serions-nous ceux que nous sommes dans la réalité ??

Ce que j’en conseille : A partir de 12-13 ans. Je pense que ce roman est peut-être un premier tome, à suivre très certainement…

UN SI PETIT OISEAU

AUTRICE : Marie PAVLENKO ; ÉDITEUR : Flammarion, 2019

CE QUE J’EN RÉSUME : La vie s’arrête pour Abi, ce jour du mois de mai où une voiture les a percutées, elle et sa maman. Le bras négligemment posé sur la voiture, Abigail perd son bras..

Elle s’est détournée de sa bande de copains, de son ex petit ami, de ses études, de ses loisirs… La vie est moche et triste et la douleur de son bras est quotidien… Comment vivre sans une partie de soi ? Heureusement, la présence de Yoru, de sa tante exubérante, du soutien infaillible de sa mère et de son père et ses nouvelles rencontres vont lui permettre de lui rendre goût à la vie

CE QUE J’EN PENSE : c’est un livre magnifiquement écrit et je regrette presque de ne pas avoir découvert Marie Pavlenko avant… Aucune ligne de trop, les descriptions sont empreintes d’une certaine légèreté, d’une certaine poésie. On lit d’une traite la vie de cette jeune femme de 20 ans fauchée là où les expériences s’ouvrent à elle… On note que le handicap est une affaire de société aussi bien que familiale, le regard d’autrui aide à la reconstruction et la manière dont on se ressent à l’intérieur participe à cette même reconstruction… Certains handicaps se voient tandis que d’autres sont enfouis au plus profond de soi-même… Petite réflexion sur le jugement de soi et des autres.

CE QUE J’EN CONSEILLE : Pour collégien à partir de 14 – 15 ans et young adults. A LIRE…

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