Auteur : Yves GREVET

Editeur : Syros

Ce que j’en résume : Je crois que c’est la première fois que je lis un roman d’Yves GREVET et je ne suis pas déçue.

Nous sommes en Italie au XIX ème siècle et un drame vient de se dérouler sous les yeux de Frida Schillaci, ses parents ont été arrêté, accusé d’avoir assassiné des voyageurs et de les avoir dépouillés.

Teobaldo Schillaci, sa femme et leur fille vivaient dans la marginalité, dans les marais bien en retrait des villageois. Ces derniers considéraient en particulier le père comme une bête, un suppôt de Satan !

Frida, après la pendaison de ses parents, se voit recueillir par le docteur Innocenzo Grüber. Ce médecin travaille sur les travaux du Professeur Galeazzo , le célèbre scientifique qui a développé les thèses sur l’eugénisme qui seront appliquées à échelle importante pendant la seconde guerre mondiale en Italie et en Allemagne en particulier…

Frida se rend compte très vite que ce cher médecin ne l’a pas recueillie par pur charité chrétienne mais par intérêt scientifique. !

Frida va devoir s’échapper de cette maison bourgeoise sinon elle le paiera de sa vie !

Ce que j’en pense :

Excellent sujet avec moult rebondissements qui donne envie de lire ce roman d’une traite !

Jusqu’où la folie humaine peut elle pousser l’être humain convaincu qu’il a raison ?

Quel regard sur la différence, sur autrui quand celui-ci ne rentre pas dans les codes édictés par le plus grand nombre ?

Quand le peuple cessera t’il de se laisser manipuler parce qu’il a peur ?

Il est toujours plus facile de se laisser porter par ses jugements que par ses réflexions si infimes soient-elles !

Ce que je conseille : Ce roman peut être lu par des adultes et des ados âgés de 13 – 14 ans  et plus et il parle incontestablement de la Condition Humaine (ce n’est pas forcément la majorité qui a raison… Et comment croire encore et toujours à l’Humanité ?)

On retrouve vers la fin du récit les fils du roman jeunesse car Yves Grevet boucle la boucle (mais je ne vous en dirai pas plus)

Je vais me jeter sur d’autres romans de GREVET. Et en savoir plus sur la vie de ce Cesare LOMBROSO, l’un des pères de la criminologie et dont le professeur Galeazzo est librement inspiré.

Publicités