Auteur :  Philippe NESSMANN
Éditeur :  Flammarion
MLXLS
Ce que j’en conseille : Si vous êtes en troisième ou bien au lycée (mais ce roman est à mettre entre toutes les mains) , cela ne vous fera pas de mal de lire ce roman à la fois historique et biographique.
Ce que j’en résume : Un étudiant en histoire enquête sur la vie de Nelly Martyl retrouvée en 1943 gravement blessée  dans l’une des rues de Paris et dont sa grand-mère évoquait le drame, elle, qui, petite fille  a vu ce corps gisant dans son sang et dans la rue.
Cet étudiant a donc reçu cette histoire en héritage, il cherche à reconstituer la vie de cette femme qui était cantatrice à l’Opéra Comique puis infirmière sur le front pendant la première Guerre Mondiale et en parallèle, retrace pas à pas les évènements de la première guerre mondiale.
On y retrouve le jeu des alliances entre grandes puissances, les actes de mobilisation, des noms comme Georges Scott, Léopold Bellan, Edouard Detaille…
Construit à la fois comme une enquête et comme un roman : le narrateur présente les faits qu’il a recueillis avec photos d’archives à l’appui et les rends vivant par le jeu de la fiction.
Ce que j’en pense  : Je ne connaissais pas du tout cette cantatrice mais sa vie est passionnante et intrigante ! Quel mystère cette mort…
D’un point de vue historique,j’ai vu quelques stéréotypes tombés comme :
– « mobilisation » ne veut pas dire guerre mais seulement se préparer à la guerre !
– les mannequins n’existaient pas . Pour les défilés de mode, ce sont les célébrités qui se prêtaient à ce jeu si leur physique correspondait naturellement au canon de beauté de l’époque.
– Les hommes de 34 à 45 ans étaient mobilisés ainsi que les troupes coloniales bien sûr.
– L’homme trop vieux pouvait mobiliser son cheval s’il en avait un en l’incorporant dans la cavalerie.
Très bon roman sur cette période et sur cette femme extraordinaire ayant réellement existé et dont une fondation a porté le nom…
Merci à M. Philippe NESSMANN d »avoir sorti cette femme de l’oubli.
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