Auteure : Marie CHARTRES

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

les petits orages

 

Ce que j’en résume : Après un violent accident de voiture, Moses Laufer Victor Léonard a la jambe atrophiée et sa mère « marche » en fauteuil roulant… Ce qui désespère le père de Moses. Moses s’est replié sur lui-même, se réfugie sur Internet ou regarde des films documentaires qui lui font du bien…

Rien ne va plus mais c’est sans compter sur la rencontre avec un oglala de la réserve de Pine Ridge, un dénommé Ratso et un road movie qui va les mener vers des paysages intérieurs profonds…

Ce que j’en dis : on se laisse transporter par l’histoire de ces amérindiens, ces lakotas et cet ado blanc, fils de psychiatre qui n’arrive pas à mettre en mot sa culpabilité… Ce roman est puissant par son humanité et par son profond humanisme. Nous sommes amérindien, nous sommes handicapé, nous sommes ce mal-être dans lequel on s’enfonce profondément…

Et lorsque la porte s’ouvre de nouveau sur la Vie, on en est… Sortir de sa coquille dans laquelle on s’est emmuré pour ne pas souffrir. Mais la Vie est souffrance au même titre que Joie… Notre condition d’être humain c’est de l’accepter…

Quand on entre en relation avec celui qui nous porte, nous soutient, sachons le reconnaître et nous ouvrir à lui. De même sachons reconnaître le veilleur qui sommeille en nous.

J’aimerais savoir si Marie Chartres connait de vrais Oglalas car ses explications sur leurs spiritualités m’a donné envie d’en savoir plus sur le sujet… J’aime aussi la description des Sioux Oglalas et de leurs conditions de vie épouvantables… Loin bien entendu de tout cliché et stéréotype…

Ce que j’en conseille : à partir de 14 – 15 ans. Les notes sur la psychanalyse pourraient lasser pour un public plus jeune ainsi que le regard sur les réserves amérindiennes.

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