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PRIX COSTA

Le Prix Costa, les Costa Book Awards, s’il porte le nom d’une marque de café, n’en est pas moins une des récompenses les plus prestigieuses en Angleterre. Le palmarès 2016, qui comprend cinq ouvrages dans cinq catégories, des romans à la poésie, vient d’être dévoilé.

 

Coffee

(Ian May, CC BY-NC-SA 2.0)

 

 

Remis depuis 1971, le Prix Costa se nommait auparavant Whitbread : le nom a été modifié lorsque la marque Costa, filiale de Whitbread, a assumé le rôle de sponsor. Dans le monde des lettres britanniques, le Prix Costa est considéré comme le pendant populaire du fameux Booker Prize.

 

En 2016 : The Bombs That Brought Us Together  by Brian Conaghan

En 2015 : The Lie Tree by Frances Hardinge – critique ici : L’ÎLE AUX MENSONGES

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WOLF ERLBRUCH, LAUREAT

Wolf Erlbruch, lauréat du Prix Astrid Lindgren

Wolf Erlbruch.

Ce mardi 4 avril 2017, durant la Foire internationale du livre pour enfants de Bologne, a été dévoilé le nom du quinzième lauréat du Prix Astrid Lindgren (Astrid Lindgren Memorial Award, 5 millions de couronnes suédoises soit environ 570.000 euros). Il s’agit de l’auteur-illustrateur allemand Wolf Erlbruch, déjà lauréat en 2006 du Prix Andersen décerné par l’IBBY et de plusieurs prix à la même Foire du livre pour enfants de Bologne.

Le jury de l’ALMA dit de lui:
« Wolf Erlbruch rend les questions existentielles accessibles et compréhensibles aux lecteurs de tous âges. Avec un humour et une chaleur profondément enracinée dans les idéaux humanistes, son travail présente l’univers à notre échelle. Il est un maître dans l’art d’illustrer, honorant la tradition tout en ouvrant de nouvelles portes créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire attentif. »

Astrid Lindgren.
(c) Stig A Nilsson.

« Oh! Astrid, I love you! », s’est exclamé le nouveau lauréat à l’annonce de son prix.
« Elle ne me connaissait pas mais je la connaissais depuis longtemps à travers ses livres, que j’aime pour leur humour et leur finesse.  Elle a un humour universel, un genre d’humour que tout le monde peut apprécier.  Je n’ai jamais imaginé que je recevrais ce prix mais maintenant je sais que c’est vrai. J’en suis toujours sous le choc et je le serai encore quelque temps. Mais c’est magnifique! »

Né le 30 juin 1948 à Wuppertal, Wolf Erlbruch a fait des études artistiques à l’Ecole Folkwang de Création Artistique d’Essen-Werden. A partir de 1974, il a travaillé comme illustrateur pour des magazines comme « Stern » et « Esquire » puis est devenu enseignant jusqu’en 2009. Il a été professeur d’illustration et de dessin dans des institutions telles que l’Université de Wuppertal, où il vit toujours. Il a fait ses débuts en littérature jeunesse en 1985 en illustrant « Der Adler, der nicht fliegen wollte » (L’aigle qui ne volerait pas), de James Aggrey.

Il est l’auteur d’une dizaine d’albums pour enfants en tant qu’auteur-illustrateur et d’une cinquantaine en tant qu’illustrateur.

Chez nous, on le limite souvent à tort au livre « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » (texte de Werner Holzwarth, Milan, 1993), son premier titre traduit en français, la découverte désopilante de toutes les façons de faire des crottes, lauréat du prix Bernard Versele une chouette en 1995. Dire que ce fut un succès mondial est un euphémisme.

« La petite taupe ».
« Le canard et la mort ».

Mais Wolf Erlbruch maîtrise aussi d’autres registres littéraires, plus philosophiques, plus poétiques.
Si, quand il a été reconnu, les éditeurs francophones se le sont arrachés, ce graphiste hors pair n’a pas renoncé aux livres pour enfants quand, en 1990, il est devenu professeur d’université. Il a signé plusieurs titres très intéressants chez Milan, notamment l’attachant « Remue-ménage chez madame K » (traduit de l’allemand par Etienne Schelstraete et Gérard Moncomble, 1996), « Moi, papa ours? » (1993) ou « L’ogresse en pleurs » (avec un texte de Valérie Dayre, 1996).

Wolf Erlbruch, publié également abondamment par l’éditeur suisse La Joie de lire allie une très grande exigence, une immense fantaisie, une sobriété et une lisibilité exemplaires.

La preuve aussi dans « Léonard » (Etre éditions, 2002), un album parvenu au lectorat francophone douze ans après sa création. Léonard est un petit garçon qui voudrait être un chien. Les images le montrent dans ces situations. Motif de ce souhait: le gamin est terrorisé par les chiens. Tous les chiens, les grands et les petits.Une fée transforme le héros en un molosse affectueux, marron et blanc. Les parents, d’abord surpris, acceptent le changement. Mais Léonard n’est pas au bout de ses peines: lors de sa première promenade en laisse, il aperçoit un enfant et découvre aussitôt que les petits garçons le terrorisent! Une finale en douceur amènera Léonard à apprendre à vivre avec ce qu’il est.

Album nécessaire, « La grande question » (Etre éditions, 2003, réédité aux Editions Thierry Magnier en 2012) est celle qui ne sera jamais écrite ici noir sur blanc, même si elle est universelle: pourquoi suis-je sur terre? A chacun de se faire son opinion, en examinant les 21 réponses (frère, chat, pilote, grand-mère, mais aussi le chiffre 3, un soldat, la mort et d’autres) apportées à l’enfant qui traverse ce livre né en français. Tout le goût pour la réflexion et toute l’imagination de Wolf Erlbruch apparaissent dans cet album accessible, aussi sobre que riche. Une économie de moyens dans le texte comme dans les images – superbes – renvoie chaque lecteur à lui-même tout en l’accompagnant dans son questionnement.

« L’atelier des papillons », de Gioconda Belli et Wolf Erlbruch, est né en 1994 avant d’arriver aux Editions Etre en 2003. Un groupe d’artistes y est chargé par la Vénérable, une divinité féminine bienveillante, de créer le monde. En respectant certaines limites: ne pas mêler règnes animal et végétal lors de la création d’une nouvelle espèce. Comment contourner « honnêtement » le règlement? C’est le défi que relève Rodolphe, créateur émancipé. Un superbe récit qui se lit d’une traite et s’enrichit des illustrations très inspirées de Wolf Erlbruch.

« Le nouvel abécédaire », de Karel Philipp Moritz et Wolf Erlbruch (Etre Editions, 2003), n’a de nouveau que le nom. Car il existait déjà en version illustrée en 1790. Erlbruch s’est inspiré du manuel initial pour le refaire à sa mode. Un travail tout simplement époustouflant. Les 25 étapes dans l’alphabet (les lettres I et J sont confondues) proposent un cheminement initiatique à penser. En partant des cinq sens, l’auteur élargit la perception du lecteur au monde puis à la pensée pure. Philosophie et imagination sont au rendez-vous de cet album où l’ordre initial des notules allemandes a été conservé lors de la traduction. Une idée rare et lumineuse qui évite les inutiles contorsions de vocabulaire et met en lumière la pensée et l’ouverture d’esprit de ce pédagogue avant-gardiste. A la fois ludique et (im)pertinent, cet album inclassable ne se prend pas au sérieux, tout en prenant la petite enfance terriblement au sérieux.

MOOC littérature jeunesse

UN MOOC SUR LA LITTÉRATURE JEUNESSE, c’est ici :

 

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Adieu à Babette Cole

Babette Cole nous dit adieu…L’auteure-illustratrice est morte  samedi 14 janvier 2017.
Elle était née le 10 septembre 1950 sur l’île de Jersey .

L’Album par lequel je suis entrée dans l’univers de Babette Cole c’est celui-ci :

Un album extrêmement drôle sur la manière de faire faire les bébés. Des parents tentent d’expliquer maladroitement la manière dont on fait les enfants et alors… l’un des rejetons de la famille décide d’aider les parents maladroits et à côté de la plaque (franchement qui peut croire encore de nos jours au chou et au rose) en expliquant de manière hilarante la conception des bébés…

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