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YEHUNDA

Auteure : Isabelle WLODARCZYK

Illustrateur : Dani TORRENT

Editeur : Editions d’Orbestier, (Rêves bleus) – 2015

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Ce que j’en dis : voici un très bel album par ses magnifiques illustrations, le format aide à entrer dans les images. Les illustrations douces, en rondeur atténuent nettement les propos du texte où il est question d’un amour d’enfance interdit au temps de l’esclavage et de la ségrégation.

Les illustrations sont en pleine page pour mettre en contraste  la douceur des paysages, des éléments comme le coton et la cruauté des hommes avec les barreaux et les fouets.

Les personnages écrasent la page par leur Grande Histoire d’Amour et puis sur certaines pages, on observe des silhouettes lointaines, petites comme inexistantes, écrasées par cette histoire trop grande pour eux…

Ah, s’ils étaient nés à une époque plus tolérante, moins intransigeante, moins manicchéenne !!! La violence n’est jamais directement montrée mais au détour d’une page, on découvre un fouet, des barreaux…

La chute est magnifique et emplie d’espoir : ne jamais abandonner, ne jamais renoncer, la Vie vous amène du côté de l’espérance comblée…

Histoire sur l’esclavagisme traitée avec de la douceur dans un monde où la privation de liberté règne (par le travail, par les conventions sociales…)

Ce que j’en conseille : pour les enfants dès le CE2, CM1 en expliquant succinctement cette période.

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LE FILS DE L’URSARI

Auteur : Xavier-Laurent PETIT

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

Collection : Medium

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Ce que j’en résume : Les Ursari, les fils du vent vivent dans un pays de l’est (l’une des villes se nomme Tamasciu) et sont rejetés par tous. Une aubaine pour cette famille de 6 membres lorsque deux hommes qu’ils n’avaient jamais vus auparavant leur proposent de quitter ce pays pour se retrouver à Paris, en France.

Et, Vera, Ciprian, Daddu le patriarche, M’man, Dimetriu acceptent un marché qui les rendent débiteurs de ces deux hommes. Il va falloir les rembourser et le seul moyen quand on ne parle ni la langue du pays, ni ne possédant aucun travail, c’est indubitablement les petits trafics en tout genre, le vol, la mendicité…

Ce que j’en dis : Un beau roman sur les réalités de l’immigration : on ne fuit pas pour le plaisir mais par nécessité (la faim, le travail, la haine…)

Un beau portrait de ces « gens du voyage » qui ont pour devise la liberté… Les derniers descendants de ces peuples, libres comme l’air et que l’humanité toute entière rejette parce que trop différent, parce que ne suivant pas les règles.

Un roman non manichéen où les « méchants » sont de tout bord et la famille Ursari n’y échappe pas…

Une ouverture sur la solidarité familiale, sur les migrations, sur les ressources que l’on peut puiser en soi et chez les autres, sur l’Humanité et puis ce qui m’a touché particulièrement sur la manière dont on peut prendre sa place dans la vie et également qu’est ce qui compte le plus quand on perd tout… Qu’est ce qui  nous maintient en vie…

Encore un Xavier-Laurent Petit réussi…

Petit Point

AUTEURS : Giancarlo MACRI et Carolina ZANOTTI

Éditions : Nuinui, 2016

 

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Un album graphique en noir et blanc à la première de couverture fourmillante où l’on se sent à l’étroit…

Envie de l’ouvrir ?

A première vue, pas vraiment car il me rappelle le principe dans sa forme artistique de « Petit Bleu et Petit jaune » de Leo LIONNI (peut-être cet album est fait dans cette continuité ?) et dans le graphisme, il ne m’attire pas vraiment et me donne une sensation d’étouffement…

Ce que j’en pense

Et puis j’ose franchir le pas sur un univers noir et blanc où Petit Point nous présente son univers, celui que nous occidentaux connaissons bien et où nous avons de quoi nous alimenter, nous loger, nous distraire jusqu’à ce que cet univers bien huilé se retrouve confronté à l’Autre, à celui qui vient « envahir notre univers » avec son propre univers .

Les points, la page blanche et le texte sont des acteurs à part entière.

Le texte agit comme un personnage à part entière, il navigue d’une page à l’autre au gré de l’action et des décisions prises dans cette histoire…

La page blanche agit comme une respiration avant la sensation d’envahissement

Les points nous démontrent que l’on peut trouver des solutions ENSEMBLE

Ce que j’en conseille

Un très bel album, à conseiller à tous… Pour réfléchir sur l’Autre, notre rapport à lui et par conséquent notre rapport à nous avec une fin ouverte…

 

 

La Cagoule

Auteure et illustratrice : Anne-Caroline Pandolfo

Éditeur : Talents Hauts, 2015

cagoule
https://annecarolinepandolfojeunesse.wordpress.com/la-cagoule-editions-talents-hauts/

Voici un album rythmé, coloré par ses illustrations dynamiques et par ses dialogues courts et humoristiques avec les commentaires en off des oiseaux

Le héros de l’histoire arrive avec une cagoule sur la tête et la première réaction de ses camarades est la moquerie, la taquinerie s’ensuit alors la solitude pour Louis ce petit garçon au look décrié.

Visite du zoo par la classe, Louis se rapproche d’une autre solitude, celle du  lion qui ne semble pas du tout folichon et de là des liens se tissent… Qui se ressemble s’assemble ;  d’une tare, d’un handicap on peut créer une source d’amusement, d’échanges, de liens …

Chaque page a une touche de couleur orange : on ne peut se défaire de ce que l’on est, de ce que les autres voient : il faut faire avec et être avec fierté et légèreté parce que c’est ainsi que voilà la vie…

Dépasser le jugement d’autrui qui est inévitable pour en faire un amusement et voir la vie d’une autre façon. Faire de sa différence une force, s’assumer pleinement et les choses évoluent : la preuve : on retrouve l’un des « commentateurs » oiseaux (sur la page de garde) avec le bonnet sur les oreilles…

Bel album gai, festif sur la différence et sur ce que l’on peut changer avec un peu d’entraide et de fantaisie…Et un bel espoir, celui de ne jamais se retrouver seul, on trouvera toujours quelqu’un (cet album nous donne cet espoir) il suffit de regarder autour de soi, qui nous ressemble parce qu’il a vécu les mêmes situations…

Ce que j’en conseille : album pour les plus petits dès 3 ans

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