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ÊTRE HUMAIN

LUCIE ET SA LICORNE

Scénariste et dessinatrice : Dana SIMPSON

Éditeur : 404 éditions, 2016 (pour la traduction française)

Prix éditeur : 11.95 Euros

 

Lucie et sa licorneLucie et sa licorne

 

Ce que j’en résume : un jour Lucie rencontre une magnifique licorne blanche au bord d’un étang. La licorne propose alors à la petite fille de lui réaliser un vœu et elle opte pour que la licorne devienne sa meilleure amie. Rosemarie de Céleste Museau n’a pas le choix et se trouve obligée d’obtempérer.

Toutefois, Lucie attend peut-être un peu trop de cette amitié et bien souvent la déception est au bout de ses attentes…  Mais ces deux-là ne vont plus se quitter et elles vont réfléchir ensemble sur le vivre ensemble et la manière d’être au monde…

Ce que j’en dis : une BD pour les plus jeunes (à partir de 7 ans) fraîche, rigolote, très amusante… C’est une manière d’aborder les problèmes relationnels avec les autres sous le signe de la féérie, de l’humour et cela permet de dédramatiser les situations rencontrées à l’école ou lors d’un cours de piano…

Ce que je note : Voici le tome 1, un tome 2 sort en octobre 2017

 

 

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L’ARBRE M’A DIT

Auteur : Sophie LESCAUT

Illustrateur : Thanh PORTAL

Éditeur : Le Grand Jardin, 2017 (Le Jardin intérieur)

 

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Ce que j’en dis : Un album aux couleurs douces, tendres, colorées. Le coup de crayon de Thanh Portal nous introduit dès la page de couverture dans un univers où nous nous sentirons protégés malgré les « tempêtes » et les orages.

La nature métaphore de la vie est rassurante ou inquiétante mais si on sait tourner les pages on peut s’en sortir et passer à la page suivante.

Le texte de Sophie Lescaut est un leitmotiv dont l’origine provient du fond des âges « L’arbre m’a dit… », c’est comme un savoir ancestral qui est transmis ou comme le jeu « Jacques a dit m’a dit ». Au lecteur de savoir ce qu’il en fait…

Il y a forcément une phrase qui fait echo chez nous parce que cet album est un album « méditatif » : un arrêt momentanément sur la vie pour l’observer et pour s’observer…

Cet album est un album doudou qui rassure et comme un grand frère nous montre un chemin… Album universel et humaniste.

J’aime en particulier ces trois phrases :

  • L’arbre m’a dit qu’il y a plein de chemins
  • L’arbre m’a dit de vivre les tempêtes
  • L’arbre m’a dit qu’il y a l’inacceptable

 

Ce que j’en conseille : Un album pour tous assurément

Site de l’éditeur : LE GRAND JARDIN Editions

 

 

MOI ET LES AQUABOYS

Auteure : Nat LUURTSEMA

Éditeur : Gallimard jeunesse, 2016

Moi et les Aquaboys : Luurtsema, Nat

Ce que j’en résume  :

Hannah et Louise sont les meilleures amies du monde, depuis l’âge de 9 ans, elles écument les piscines car leur objectif : devenir nageuse professionnelle, participer aux Jeux Olympiques et remporter des médailles. Et pourtant, le rêve de l’une va se briser sur une sélection qui lui ouvrait les portes du professionnalisme.

Elle va se retrouver esseulée, au lycée chacun la trouve « à part », elle n’est pas populaire, ne cherche pas à plaire, est originale, est une échalas bref, une jeune fille de 15 ans que les autres lycéens évitent soigneusement…

Cela se commence sous les pires auspices mais la vie réserve toujours des surprises surtout pour les battants.

 

Ce que j’en pense :

Alors là je dis bravo pour cette héroïne crédible, battante, mal dans sa peau et qui, ne lâche rien !

On se retrouve dans une famille atypique et malgré cela, l’amour est présent… Les personnages ne sont pas caricaturés exceptés peut-être Sandy qui n’a rien pour elle. J’aime cette réflexion où le personnage principal tente de comprendre les raisons pour lesquelles les gens manipulent les uns et les autres. Je rajouterai et pour quelles raisons les gens se laissent faire…

J’aurai aimé toutefois en savoir un peu plus sur la maladie de Gabriel… Beaux portraits également de ces aquaboys qui ne déméritent pas par leur exploit et leur solidarité et ce qui rajoute à la crédibilité des relations humaines c’est que les garçons ne sont en étroite relation avec l’héroïne, le fossé qui a été crée s’est comblé mais dans la pudeur…

Enfin, ce roman montre (de loin) la difficulté de la natation synchronisée qui est en fait un sport violent, dangereux comme peut l’être d’autres sports collectifs. Pour ma part, je ne savais pas que des garçons pouvaient en pratiquer.

Et pour finir j’ajoute que ce roman est un plaisir de lecture grâce à son humour pas lourdingue…

Ce que j’en conseille :

A partir de 13 ans et plus bien sûr

Ce que je note :

je crois savoir qu’il existe une suite à ce roman. Si c’est le cas c’est avec plaisir que je retrouverai toutes ces personnages…

 

CHAUSSETTE

Scénariste : Loïc CLEMENT

Dessinatrice : Anne MONTEL

Editeur : Delcourt jeunesse, 2017

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Ce que j’en résume : Voici l’histoire de Josette baptisée Chaussette par le petit voisin. Ce dernier observe cette femme âgée, atypique et avec une grande douceur il croque le portrait de cette femme qui a pour seul compagnon un chien.

Ce que j’en dis : Voici une bande dessinée qui raconte le quotidien de ces personnes d’un certain âge qui vivent hors le monde. La vieillesse, la solitude, ce qui nous raccroche à la vie sont des fils qui sont noués comme une pelote de laine… Que fait-on de cette pelote de laine ? Continuer à construire le fil de la vie ou bien attendre qu’un autre vienne dérouler le fil de laine pour en apprendre plus sur une histoire passée…

Les dessins délicats, sensibles (les auteurs évitent la sensiblerie) sont des fils tenus qui retiennent à peine la Vie… Et il suffit de peu pour redonner le goût de la douceur, de l’apaisement, du lien aux autres…

J’aime aussi cette idée que les auteurs soulignent : il faut se tenir de tout jugement… Mets les pieds dans les sabots de l’autre afin de le comprendre…

Comment évoquer, dessiner le quotidien de l’autre sans ennui ? S’intéresser à l’autre avec de bonnes raisons, celle qui fait qu’on lui tend la main sans jugement, sans a-priori…

Bande dessinée humaniste… Merci pour cela…

Ce que j’en conseille : Pour les enfants à partir de 8 ans et pour tous…

 

 

 

L’OURS QUI AVAIT UNE ÉPÉE

Auteur : Davide CALI

Images : Gianluca FOLI

Éditeur : Rue du Monde, 2008

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Ce que j’en pense : Un album grandiose sur une nature grandiose. Un album puissant sur une force destructrice que l’Ours, symbole de l’Humanité exerce en toute impunité ? Bêtise ? Cupidité ?

Un album où la nature se retourne contre son destructeur, son ravageur…

Tout est lien, nous sommes tous liés les uns aux autres et la Nature est notre Humanité…

C’est par un effet de dominos que l’Ours commence à comprendre qu’il est responsable de tout ce carnage et que la seule réhabilitation possible est la réparation, la reconstruction.

Les illustrations à la fois pleines et en transparence montrent à quel point notre monde peut basculer du monde visible vers le monde invisible, de l’apparition vers la disparition.

L’Ours, notre Artus, avec son Excalibur nous ramène aux temps mythologiques : voici un scénario qui pourrait se réaliser si notre Humanité ne met pas fin au carnage sur notre source de Vie : la Nature…

Ce que j’en conseille :

Un album moral mais pas moralisateur… Une belle histoire d’écologie avant qu’il ne soit trop tard (Un album optimiste donc…)

Pour tous à partir de  7 ans

L’Oiseau à deux becs

Auteur : Sylvain ALZIAL

Illustrateur : Olivier PHILIPPONNEAU

Éditions : MeMo, 2013

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Ce que j’en dis : La chaleur, le rougeoiement, la flamboiement, l’énergie, l’éclat, la luminosité éclairent cet album de milles feux grâce aux gravures sur bois de Philipponneau. Le récit en est d’autant sublimé, récit évoquant l’importance du « bien s’entendre » quand on est lié d’une manière ou d’une autre (par la fratrie par exemple)

Le drôle d’oiseau a la forme d’un U, le U peut-il être un trait d’Union ?

La rondeur des feuillages, des montagnes, du sol contrebalancent la dispute des becs (eh oui une belle prise de becs pour accéder à la nourriture…) par la douceur, elles arrondissent les angles (=becs)

Cette fable est tirée d’un conte indien du VIème siècle

Ce que j’en conseille : A première vue, pour les tout-petits et puis je me dis que le texte original est naturellement universel. Il faut que je le retrouve (je vous en fais part si c’est le cas)

Bel album par son propos et ses illustrations

Le site de l’illustrateur : http://www.philipponneau.com/blog/

BLOG DE L’ILLUSTRATEUR

La Promesse de l’ogre

Auteur : Rascal

Illustrations : Régis Lejonc

Éditeur : Pastel / L’École des loisirs, 2015

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On entre de plein pied dans l’histoire grâce à une première page de titre qui nous donne le sentiment que cette histoire ne sera pas de tout repos suivie d’une très belle page où nous savons d’emblée que nous nous trouvons dans un univers de contes avec sa forêt luxuriante, sa chaumière accueillante et un être « merveilleux » portant un sac sur le dos.

Chaque illustration située sur la page de droite répond au texte qui se trouve sur la page de droite. Les illustrations ont un aspect rassurant, on ressent une paix intense grâce à un bonheur familial certain : un père aime son fils et le lui rend bien.

Ces illustrations ont un  côté suranné comme les bonbons sucrés d’antan et pourtant…

La force de cet album réside dans le contraste entre l’histoire de cet ogre qui fait une promesse à son fils et qui ne la tient pas, un peu comme un alcoolique qui tient une promesse d’ivrogne…

Peut-on croire un instant à la promesse d’un ogre ? Est-on méchant à vie ? Peut-on changer pour l’amour de quelqu’un ?

Peut-on vivre avec un être dont les convictions morales sont différentes de soi-même ?

Faut-il tuer le père pour devenir un jeune homme et couper le destin familial ?

Un très bel album qui interroge sur les rapports intrafamiliaux, sur les transmissions familiales, sur les mensonges que l’on peut faire aux êtres que l’on aime le plus au monde…

Ce que j’en conseille : album pour les plus grands – 8-9 ans

Mon chat Boudin

Auteure et illustratrice : Christine ROUSSEY

Éditions : De la Martinière jeunesse, 2015

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Source : De la Martinière jeunesse

Voici un album qui fait du bien parce qu’il nous rappelle (à nous adultes) que l’enfant a aussi le droit de flâner, de flemmarder, de buller, de vivre l’instant présent sans rendre de compte à quiconque. Et vivre un bonheur qui fait appelle à toutes les sensations : les papilles (le goût), la vue avec la nature, les couleurs, l’ouïe avec le son des grenouilles et autres animaux qui emplissent la mare, le toucher (où comment s’étaler dans l’herbe) et bien sûr les odeurs.

Les dessins au crayon rappellent grâce aux traits enfantins, les moments si simples de l’enfance et invitent à la délicatesse et à musarder. Tout est finement évoqué et la tendresse est présente à toutes les pages mêlée à l’humour.

Hymne à l’enfance, à la méditation, au repos, aux petites joies, aux échanges…

Boudin avec sa pointe humoristique saura vous apprivoiser car ici les rôles sont inversés c’est l’animal pataud qui dicte sa manière de vivre à la petite fille (enfin du moins pour ce mercredi-ci) et ouvrir cet album c’est avoir droit à une seconde respiration, celle qui vous amène vers la lenteur et les ressentis

Merci pour cet « album doudou », un album qui fait du bien…

On reproche aux albums de toujours parler de choses pas vraiment drôles (la guerre, la maladie, la mort… les choses de la vie quoi) mais ici tout n’est que tendresse et tendresse non mièvre…

Merveilleux voisins

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AUTEURE : Hélène LASSERRE

ILLUSTRATEUR : Gilles BONOTAUX

ÉDITEUR : Seuil jeunesse, 2016

Âge conseillé : à partir de 4 ans

Ce que j’en dis : Album tout en hauteur parce que deux immeubles mitoyens sont au cœur de cet album.

A quoi aspirez-vous le plus dans la vie ? Dans quel monde souhaitez-vous vivre ?

Ce sont l’une des questions que pourrait se poser le narrateur, un jeune mouton qui semble s’ennuyer ferme dans son immeuble : il est constamment à sa fenêtre pour voir s’il y a du mouvement, nous regardons avec lui l’évolution de son quartier.

Cet album , où l’on s’amuse à deviner qui habite où ? Mais où se trouve le képi du policier ? montre qu’un quartier est ce que l’on en fait. L’harmonie entre voisins dépend naturellement de leur envie de vivre dans la convivialité, les échanges, l’intérêt que l’on porte à l’autre, la place qu’on lui laisse, l’acceptation de la différence, de celui qui ne vit pas comme nous mais aussi ce qu’on peut lui apporter : de la couleur, des espaces de liberté (destruction d’un muret, apparition d’un bistrot, disparition  des affiches), de la culture, de l’agriculture, bref des éléments qui enrichissent l’esprit, le cœur et le corps (un kangourou pratique la boxe)

Un quartier, comme l’arche de Noé, où toutes les espèces sont représentées mais là point de hiérarchie (chacun apporte sa contribution selon ses moyens). Et, petit à petit, pas à pas, on construit un monde tout neuf, avec un nouveau regard, une nouvelle perspective…

Un bel hymne au cosmopolitisme (animaux domestiques et sauvages vivent vraiment ENSEMBLE) , un monde où la paix, l’entraide, les mélanges sont une réponse à être au monde,  où ville et nature s’entremêlent et où être prévaut sur paraître…

Cet album permet au lecteur deux modes de lectures (l’image ou le texte) ; album jeu où on cherche qui est où, qui habite où…

C’est toujours délicat de conseiller ce type d’albums pour les enfants, il est universel par son propos et s’adresse à tous

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