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YEHUNDA

Auteure : Isabelle WLODARCZYK

Illustrateur : Dani TORRENT

Editeur : Editions d’Orbestier, (Rêves bleus) – 2015

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Ce que j’en dis : voici un très bel album par ses magnifiques illustrations, le format aide à entrer dans les images. Les illustrations douces, en rondeur atténuent nettement les propos du texte où il est question d’un amour d’enfance interdit au temps de l’esclavage et de la ségrégation.

Les illustrations sont en pleine page pour mettre en contraste  la douceur des paysages, des éléments comme le coton et la cruauté des hommes avec les barreaux et les fouets.

Les personnages écrasent la page par leur Grande Histoire d’Amour et puis sur certaines pages, on observe des silhouettes lointaines, petites comme inexistantes, écrasées par cette histoire trop grande pour eux…

Ah, s’ils étaient nés à une époque plus tolérante, moins intransigeante, moins manicchéenne !!! La violence n’est jamais directement montrée mais au détour d’une page, on découvre un fouet, des barreaux…

La chute est magnifique et emplie d’espoir : ne jamais abandonner, ne jamais renoncer, la Vie vous amène du côté de l’espérance comblée…

Histoire sur l’esclavagisme traitée avec de la douceur dans un monde où la privation de liberté règne (par le travail, par les conventions sociales…)

Ce que j’en conseille : pour les enfants dès le CE2, CM1 en expliquant succinctement cette période.

LA SELECTION

AUTEURE : Kiera CASS

EDITEUR : Robert Laffont, 2012

COLLECTION : R,  Livre I

la sélection

Ce que j’en dis : bon, passons sur la couverture qui est trop kitsch à mon goût, voici une série de 5 tomes dont je vous présente le premier tome.

Nous nous retrouvons dans un pays dénommé Illéa, quatre guerres mondiales se sont succédées et à présent, ce pays est divisé en caste.

L’héroïne prénommée America Singer appartient à la caste Cinq, celle des artistes. Pour survivre, sa famille composée de cinq enfants dépend de mécènes…

Toutefois, la vie d’América est une vie d’adolescente ‘traditionnelle » : elle est choyée dans sa famille,  étouffée par les recommandations de sa mère, aide à la maison et… vit une relation passionnément amoureuse avec Aspen avec qui elle rêve d’une vie de famille…

Et soudain, surgit l’impensable, Aspen rompt avec América éplorée, celle-ci candidate à la Sélection : le prince du Royaume, Maxon veut trouver épouse et parmi 35 candidates, 35 filles du royaume, il devra choisir son Êlue…

Bon c’est vrai que résumer comme cela l’histoire fait un peu mièvre mais si vous avez un peu l’âme romantique, cette série (ou du moins ce tome 1) tient ses promesses…

C’est comme si vous succiez un bonbon acidulé : c’est doux, c’est bon, cela fait du bien même si cela ne nourrit pas, vous passez un moment de rêveries et de strass et de paillettes… La dystopie est un prétexte pour asseoir le récit, j’en ai bien conscience mais le véritable intérêt n’est-il pas l’Amour sous toutes ses formes ???

Pas impérissable mais franchement, on oublie son quotidien le temps de 343 pages…

Ce que j’en conseille : à partir de 13-14 ans, pour les âmes rêveuses qui ne cherchent pas à se prendre la tête… Divertissant et so romantic…

SOLEANE

soleane

Auteure : Muriel ZURCHER

Éditeur : Didier jeunesse, 2016

Tomaison : 1

Ce que j’en dis : J’avoue avoir hésité avant de créer cet article, non pas que le récit fut déplaisant, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’original dans l’histoire de Soléane excepté le principe du « Coracle »

En effet, Soléane est une jeune fille qui vit sur une étrange île. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, les cartes se brouillent : elle est à la recherche de sa véritable identité et doit fuir le Grand Archéole qui veut posséder la Pierre.

En chemin, elle rencontre Tyl, un jeune homme fugitif qui l’ouvre sur les intentions de leur gouvernement et l »aide à se mouvoir parmi la matière, le sol sur laquelle ils circulent en permanence.

Car c’est là que je trouve l’idée géniale : une île artificielle qui menace à tout moment de s’effondrer et que des non-voulus tractent pour l’acheminer vers une Terre, celle qui les sauvera tous, du moins est-ce là le discours officiel.

J’aime beaucoup aussi que Soléane ne soit pas la jeune fille toute puissante, l’héroïne par excellence, car cela a le don de m’agacer. Elle a dénoncé sa meilleure amie Belgha ou pour le moins ne l’a pas protégée et cela la rend très humaine et pour le coup fort sympathique car les personnages « parfaits » me font décrocher de l’histoire.

L’écriture est fluide, les éléments sont posés suffisamment clairement pour que l’on comprenne des concepts tels que l’araignée, le coracle…

Ce que j’en conseille : à lire en faisant abstraction du côté « perfect girl » de Soléane. A partir du lycée. J’espère que le tome 2 sera plus travaillé sur la psychologie des personnages.

Je rajouterai qu’il y a matière à réflexion sur les laitages . Les études menées dans ce sens s’interroge sur  l’intérêt de consommer du lait sur une longue période de sa vie…

Auteure : Sarah TUROCHE-DROMERY

Éditions : Thierry Magnier, 2016

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Ce que j’en dis : voici un roman court à la lecture rapide qui met en lumière les desiderata d’une jeune fille au couvent pendant le Moyen Âge et la vie de ces femmes.

Quelle vie pour ces femmes et filles enfermées pour la plupart d’entre elles sans qu’on leur demande leur avis.

Être fille de la noblesse ne permet pas tous les privilèges et pour cause Aloys a été séparée de sa famille à l’âge de 6 ans et fait « don » à un monastère.

La vie y est rythmée par les prières et les saisons… A 13 ans, âge où commence le récit, la vie ne fait que commencer et Aloys étouffe dans cette promiscuité avec des sœurs qu’elle n’a pas choisi… Ses sœurs qui décident de sa vie et qu’elle ne connait pas si bien puisque les sentiments, les émotions sont refoulés au plus profond de son être au profit des prières et de Dieu.

Comment s’accommoder d’une telle vie quand on aime les grands espaces, les mythes, les contrées lointaines, l’Orient, la créativité ?

Aloys est un personnage au caractère fort, non docile et qui cherche à prendre sa vie en main …

Un roman original par la description de la vie d’un monastère, par son sujet, par la privation des libertés, de sa liberté, d’être libre d’être soi-même dans un milieu très austère et entravé par des règles où le monde est divisé entre le Bien et le Mal, Dieu et Diable…

Ce que j’en conseille : pour les adolescentes dès 13 ans.

« Ce roman très bien documenté présente un portrait de la vie des moniales, des abbayes, au XIIe siècle. » (source : Éditions Thierry Magnier)

Bal de givre à New York

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Auteur :  Fabrice COLIN

Editeur : Albin Michel jeunesse

Collection : Wiz

Ce que j’en résume :Voici l’histoire d’Anna Claramond, fille d’un célèbre architecte, intelligente, belle, riche quoique impopulaire au lycée, elle vit à New York, seule dans une grande maison avec son majordorme…

Curieusement, ses parents ont disparus mais son entourage esquive la question quand elle demande où ils se trouvent…

Un jour elle est percutée par la limousine blanche du magnifique jeune hommeWynter Seth-Smith, un peu sonnée et ayant dû mal à recouvrer la mémoire, elle décline l’offre du jeune homme de la raccompagner chez elle.

Wynter l’invite pourtant au bal le plus prestigieux new yorkais où tout le gotta est représenté…

Durant ce bal, Anna tombe amoureuse de Wynter d’autant que ce dernier la sauve des griffes de l’étrange « Masque » qui voulait la kidnapper…

Continuer le récit serait un sacrilège…

Ce que j’en pense : On se laisse transporter par ce récit et le climat hivernal (tout est blanc et froid) mais aussi par l’étrangeté de la relation amoureuse de Clara et de Wynter…

A lire jusqu’au bout pour découvrir la chute magistrale…

 

Cher Dylan

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Auteure :  Siobhan CURHAM

Titre « Cher Dylan »

Éditions Flammarion

Collection :  tribal…

Ce que j’en résume : Georgie est une ado comme les autres, elle vit dans une famille recomposée (a une demi-sœur Michaela), a une meilleure amie et s’ennuie parfois en cours. Ce qui la distingue des ados c’est qu’elle ne possède ni d’ordinateur, ni de mobile et encore moins de télé, ce qui l’a met un peu à l’écart des autres mais Jessica sa meilleure amie est là…

Pourtant, Georgie Harris a besoin de confier sa tristesse, son immense chagrin : l’absence de son père qu’elle chérissait est omniprésente (il est mort dans un accident de moto) et son beau-père qu’elle nomme sourdingue, elle en a peur… Trop violent… Mais sa mère l’aime et c’est le père de sa petite sœur…

Elle décide de mailer Dylan Curtland, le héros de la série « Jessop close » et miracle celui-ci lui répond sans détours sur les problèmes personnels qu’elle lui confie jusqu’au moment où elle apprend…

Bien sûr que je vais m’arrêter là et à vous de lire ce roman sympa comme tout et so romantic…

Ce que j’en critique : Ce roman épistolaire est vraiment sympa à lire même si je trouve des passages un peu long surtout quand Nan évoque son expérience théâtrale (ses nouvelles auditions), un peu tiré par les cheveux d’ailleurs cette partie mais bon, le reste est vraiment à la hauteur alors…je ne fais pas ma grincheuse…
On aime cette ado éperdue, esseulée et qui est d’une force et d’un courage incroyables…

Ce que j’en conseille : Plutôt pour les 13 – 14 ans – niveau 4ème et +. L’héroïne étant une fille, peut-être que les garçons seront moins attirés par le quotidien d’une fille ado ?

Le -, alors vraiment la couverture du bouquin est moche…

Sous haute dépendance

 

SLXLM

 

 

Auteur : Ursula POZNANSKI

Éditeur : Bayard jeunesse

 

Ce que j’en résume  : Vite, vite, le résumé pour donner envie de lire :

Nick Dunmore est intrigué voire irrité par l’un de ses copains de lycée Colin. Celui-ci a un comportement très étrange, il l’évite, fait ami-ami avec le groupe de loosers du lycée… Qu’est ce qui lui arrive ?

Un jour, Brynne, folle amoureuse de Nick, qui lui, n’en a cure (en gros elle lui tape sur les nerfs et il trouve qu’elle n’a pas de cervelle) lui remet un mystérieux DVD mais il faut respecter certaines conditions s’il veut le visionner.

Nick Dunmore accepte avec un peu d’hésitation et une fois rentré chez lui se met devant son ordinateur…

Il découvre alors un jeu qui le rend accroc rapidement. Ce jeu a une spécificité, il se déroule à la fois sur le virtuel mais également des missions doivent être réalisées sur le « terrain » mais ces missions sont très dangereuses… et auront des conséquences à long terme…

Jamie, Emily, Adrian font partie des lycéens qui ne veulent pas jouer à ce jeu. Jamie, le meilleur ami de Nick voit ce dernier s’enfoncer dans une dépendance dangereuse pour lui et décide de tout faire pour l’en sortir jusqu’au moment où l’inévitable arrive…

Ce que j’en pense : Roman très bien fait parce qu’on entre vite dans la vie de ces lycéens et ce qui est fort c’est qu’on entre également dans le jeu avec Sarius, l’avatar de Nick Dunmore… On le suit pas à pas dans sa vie virtuelle et de lycéen… Ce roman met en lumière les risques d’une dépendance mentale via le jeu virtuel, le manque de réflexion et de distance avec la réalité, la manipulation est un jeu dangereux…

Bien fait, la chute aussi est intéressante… Un ou deux petits bémols, je ne sais pas si c’est un problème de traduction, l’auteur est allemande, mais parfois la concordance de temps est inappropriée et cela rend le récit un peu mécanique…

Le sujet n’est pas neuf, Christian LEHMAN l’a exploité dans les tomes de « No pasaran le jeu » dont je vous parlerai bientôt, je les relirais pour mieux vous en parler…

En attendant bonne lecture, 34 chapitres et 442 pages que j’ai lus en 2 jours…

bien sûr !

La Fée de Verdun

Auteur :  Philippe NESSMANN
Éditeur :  Flammarion
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Ce que j’en conseille : Si vous êtes en troisième ou bien au lycée (mais ce roman est à mettre entre toutes les mains) , cela ne vous fera pas de mal de lire ce roman à la fois historique et biographique.
Ce que j’en résume : Un étudiant en histoire enquête sur la vie de Nelly Martyl retrouvée en 1943 gravement blessée  dans l’une des rues de Paris et dont sa grand-mère évoquait le drame, elle, qui, petite fille  a vu ce corps gisant dans son sang et dans la rue.
Cet étudiant a donc reçu cette histoire en héritage, il cherche à reconstituer la vie de cette femme qui était cantatrice à l’Opéra Comique puis infirmière sur le front pendant la première Guerre Mondiale et en parallèle, retrace pas à pas les évènements de la première guerre mondiale.
On y retrouve le jeu des alliances entre grandes puissances, les actes de mobilisation, des noms comme Georges Scott, Léopold Bellan, Edouard Detaille…
Construit à la fois comme une enquête et comme un roman : le narrateur présente les faits qu’il a recueillis avec photos d’archives à l’appui et les rends vivant par le jeu de la fiction.
Ce que j’en pense  : Je ne connaissais pas du tout cette cantatrice mais sa vie est passionnante et intrigante ! Quel mystère cette mort…
D’un point de vue historique,j’ai vu quelques stéréotypes tombés comme :
– « mobilisation » ne veut pas dire guerre mais seulement se préparer à la guerre !
– les mannequins n’existaient pas . Pour les défilés de mode, ce sont les célébrités qui se prêtaient à ce jeu si leur physique correspondait naturellement au canon de beauté de l’époque.
– Les hommes de 34 à 45 ans étaient mobilisés ainsi que les troupes coloniales bien sûr.
– L’homme trop vieux pouvait mobiliser son cheval s’il en avait un en l’incorporant dans la cavalerie.
Très bon roman sur cette période et sur cette femme extraordinaire ayant réellement existé et dont une fondation a porté le nom…
Merci à M. Philippe NESSMANN d »avoir sorti cette femme de l’oubli.

Max

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  Auteure : Sarah COHEN-SCALI

Éditeur : Gallimard jeunesse

Collection : Scripto

Ce que j’en résume : « Allemagne 1936. Konrad naît le 20 avril, date anniversaire d’Adolphe Hitler. C’est le premier bébé né du programme Lebensborn. Il passe les sélections avec succès et devient le prototype de la race aryenne pure et parfaite. Sa mère, c’est l’Allemagne, son père c’est le führer…

Ce que j’en pense : Dérangeant et passionnant, Max de Sarah Cohen-Scali explore un pan de l’histoire nazie peu enseignée. L’auteure n’épargne pas le lecteur, ni dans le langage cru, ni dans les scènes obscènes. Et pourtant. Konrad alias Max a beau vouloir être un monstre, il a des failles, ce qui le rend paradoxalement très attachant…

Le roman a obtenu, vendredi 12 avril, le Prix sorcière dans la catégorie ado, à la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne. Ce prix est décerné par l’Association des librairies spécialisées jeunesse et l’Association des bibliothécaires de France. » (source : Et pourtant ils lisent du CRILJ ado Rhône Alpes)

Ces commentaires ont été glané sur le site du CRILJ Ado Rhône-Alpes, merci à eux…
Mais il est bien évident que je vais y mettre un grain de sel et une lampée de rhum et un brin de sucre, que voici d’ailleurs…

J’ai aimé ce roman dense et bourrelé de détails sur cette histoire du Lebensborn, la deuxième partie (la ville de Berlin décimée) est plus inégal mais j’adore (bravo quel travail) le va et vient entre la dérision, l’horreur et la précision historique… Il fallait le faire…

Ce que j’en conseille : Ado, jeunes adultes et adultes, à lire sans hésiter…

Et ce qui me bouleverse c’est cette conclusion implacable qui est là, qui n’est pas dite clairement mais qui est explicite : c’est toujours l’Humanité qui est perdante dans ce système totalitaire, l’homme a toujours tout à y perdre qu’elle que soit la place qu’il occupe…

Et pour cela encore bravo

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