Auteur : Xavier-Laurent PETIT

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

Collection : Medium

ursari

Ce que j’en résume : Les Ursari, les fils du vent vivent dans un pays de l’est (l’une des villes se nomme Tamasciu) et sont rejetés par tous. Une aubaine pour cette famille de 6 membres lorsque deux hommes qu’ils n’avaient jamais vus auparavant leur proposent de quitter ce pays pour se retrouver à Paris, en France.

Et, Vera, Ciprian, Daddu le patriarche, M’man, Dimetriu acceptent un marché qui les rendent débiteurs de ces deux hommes. Il va falloir les rembourser et le seul moyen quand on ne parle ni la langue du pays, ni ne possédant aucun travail, c’est indubitablement les petits trafics en tout genre, le vol, la mendicité…

Ce que j’en dis : Un beau roman sur les réalités de l’immigration : on ne fuit pas pour le plaisir mais par nécessité (la faim, le travail, la haine…)

Un beau portrait de ces « gens du voyage » qui ont pour devise la liberté… Les derniers descendants de ces peuples, libres comme l’air et que l’humanité toute entière rejette parce que trop différent, parce que ne suivant pas les règles.

Un roman non manichéen où les « méchants » sont de tout bord et la famille Ursari n’y échappe pas…

Une ouverture sur la solidarité familiale, sur les migrations, sur les ressources que l’on peut puiser en soi et chez les autres, sur l’Humanité et puis ce qui m’a touché particulièrement sur la manière dont on peut prendre sa place dans la vie et également qu’est ce qui compte le plus quand on perd tout… Qu’est ce qui  nous maintient en vie…

Encore un Xavier-Laurent Petit réussi…