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NON CLASSE

LUCIE ET SA LICORNE

Scénariste et dessinatrice : Dana SIMPSON

Éditeur : 404 éditions, 2016 (pour la traduction française)

Prix éditeur : 11.95 Euros

 

Lucie et sa licorneLucie et sa licorne

 

Ce que j’en résume : un jour Lucie rencontre une magnifique licorne blanche au bord d’un étang. La licorne propose alors à la petite fille de lui réaliser un vœu et elle opte pour que la licorne devienne sa meilleure amie. Rosemarie de Céleste Museau n’a pas le choix et se trouve obligée d’obtempérer.

Toutefois, Lucie attend peut-être un peu trop de cette amitié et bien souvent la déception est au bout de ses attentes…  Mais ces deux-là ne vont plus se quitter et elles vont réfléchir ensemble sur le vivre ensemble et la manière d’être au monde…

Ce que j’en dis : une BD pour les plus jeunes (à partir de 7 ans) fraîche, rigolote, très amusante… C’est une manière d’aborder les problèmes relationnels avec les autres sous le signe de la féérie, de l’humour et cela permet de dédramatiser les situations rencontrées à l’école ou lors d’un cours de piano…

Ce que je note : Voici le tome 1, un tome 2 sort en octobre 2017

 

 

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WOLF ERLBRUCH, LAUREAT

Wolf Erlbruch, lauréat du Prix Astrid Lindgren

Wolf Erlbruch.

Ce mardi 4 avril 2017, durant la Foire internationale du livre pour enfants de Bologne, a été dévoilé le nom du quinzième lauréat du Prix Astrid Lindgren (Astrid Lindgren Memorial Award, 5 millions de couronnes suédoises soit environ 570.000 euros). Il s’agit de l’auteur-illustrateur allemand Wolf Erlbruch, déjà lauréat en 2006 du Prix Andersen décerné par l’IBBY et de plusieurs prix à la même Foire du livre pour enfants de Bologne.

Le jury de l’ALMA dit de lui:
« Wolf Erlbruch rend les questions existentielles accessibles et compréhensibles aux lecteurs de tous âges. Avec un humour et une chaleur profondément enracinée dans les idéaux humanistes, son travail présente l’univers à notre échelle. Il est un maître dans l’art d’illustrer, honorant la tradition tout en ouvrant de nouvelles portes créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire attentif. »

Astrid Lindgren.
(c) Stig A Nilsson.

« Oh! Astrid, I love you! », s’est exclamé le nouveau lauréat à l’annonce de son prix.
« Elle ne me connaissait pas mais je la connaissais depuis longtemps à travers ses livres, que j’aime pour leur humour et leur finesse.  Elle a un humour universel, un genre d’humour que tout le monde peut apprécier.  Je n’ai jamais imaginé que je recevrais ce prix mais maintenant je sais que c’est vrai. J’en suis toujours sous le choc et je le serai encore quelque temps. Mais c’est magnifique! »

Né le 30 juin 1948 à Wuppertal, Wolf Erlbruch a fait des études artistiques à l’Ecole Folkwang de Création Artistique d’Essen-Werden. A partir de 1974, il a travaillé comme illustrateur pour des magazines comme « Stern » et « Esquire » puis est devenu enseignant jusqu’en 2009. Il a été professeur d’illustration et de dessin dans des institutions telles que l’Université de Wuppertal, où il vit toujours. Il a fait ses débuts en littérature jeunesse en 1985 en illustrant « Der Adler, der nicht fliegen wollte » (L’aigle qui ne volerait pas), de James Aggrey.

Il est l’auteur d’une dizaine d’albums pour enfants en tant qu’auteur-illustrateur et d’une cinquantaine en tant qu’illustrateur.

Chez nous, on le limite souvent à tort au livre « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » (texte de Werner Holzwarth, Milan, 1993), son premier titre traduit en français, la découverte désopilante de toutes les façons de faire des crottes, lauréat du prix Bernard Versele une chouette en 1995. Dire que ce fut un succès mondial est un euphémisme.

« La petite taupe ».
« Le canard et la mort ».

Mais Wolf Erlbruch maîtrise aussi d’autres registres littéraires, plus philosophiques, plus poétiques.
Si, quand il a été reconnu, les éditeurs francophones se le sont arrachés, ce graphiste hors pair n’a pas renoncé aux livres pour enfants quand, en 1990, il est devenu professeur d’université. Il a signé plusieurs titres très intéressants chez Milan, notamment l’attachant « Remue-ménage chez madame K » (traduit de l’allemand par Etienne Schelstraete et Gérard Moncomble, 1996), « Moi, papa ours? » (1993) ou « L’ogresse en pleurs » (avec un texte de Valérie Dayre, 1996).

Wolf Erlbruch, publié également abondamment par l’éditeur suisse La Joie de lire allie une très grande exigence, une immense fantaisie, une sobriété et une lisibilité exemplaires.

La preuve aussi dans « Léonard » (Etre éditions, 2002), un album parvenu au lectorat francophone douze ans après sa création. Léonard est un petit garçon qui voudrait être un chien. Les images le montrent dans ces situations. Motif de ce souhait: le gamin est terrorisé par les chiens. Tous les chiens, les grands et les petits.Une fée transforme le héros en un molosse affectueux, marron et blanc. Les parents, d’abord surpris, acceptent le changement. Mais Léonard n’est pas au bout de ses peines: lors de sa première promenade en laisse, il aperçoit un enfant et découvre aussitôt que les petits garçons le terrorisent! Une finale en douceur amènera Léonard à apprendre à vivre avec ce qu’il est.

Album nécessaire, « La grande question » (Etre éditions, 2003, réédité aux Editions Thierry Magnier en 2012) est celle qui ne sera jamais écrite ici noir sur blanc, même si elle est universelle: pourquoi suis-je sur terre? A chacun de se faire son opinion, en examinant les 21 réponses (frère, chat, pilote, grand-mère, mais aussi le chiffre 3, un soldat, la mort et d’autres) apportées à l’enfant qui traverse ce livre né en français. Tout le goût pour la réflexion et toute l’imagination de Wolf Erlbruch apparaissent dans cet album accessible, aussi sobre que riche. Une économie de moyens dans le texte comme dans les images – superbes – renvoie chaque lecteur à lui-même tout en l’accompagnant dans son questionnement.

« L’atelier des papillons », de Gioconda Belli et Wolf Erlbruch, est né en 1994 avant d’arriver aux Editions Etre en 2003. Un groupe d’artistes y est chargé par la Vénérable, une divinité féminine bienveillante, de créer le monde. En respectant certaines limites: ne pas mêler règnes animal et végétal lors de la création d’une nouvelle espèce. Comment contourner « honnêtement » le règlement? C’est le défi que relève Rodolphe, créateur émancipé. Un superbe récit qui se lit d’une traite et s’enrichit des illustrations très inspirées de Wolf Erlbruch.

« Le nouvel abécédaire », de Karel Philipp Moritz et Wolf Erlbruch (Etre Editions, 2003), n’a de nouveau que le nom. Car il existait déjà en version illustrée en 1790. Erlbruch s’est inspiré du manuel initial pour le refaire à sa mode. Un travail tout simplement époustouflant. Les 25 étapes dans l’alphabet (les lettres I et J sont confondues) proposent un cheminement initiatique à penser. En partant des cinq sens, l’auteur élargit la perception du lecteur au monde puis à la pensée pure. Philosophie et imagination sont au rendez-vous de cet album où l’ordre initial des notules allemandes a été conservé lors de la traduction. Une idée rare et lumineuse qui évite les inutiles contorsions de vocabulaire et met en lumière la pensée et l’ouverture d’esprit de ce pédagogue avant-gardiste. A la fois ludique et (im)pertinent, cet album inclassable ne se prend pas au sérieux, tout en prenant la petite enfance terriblement au sérieux.

Rock & Love

 

SLXLM
Auteur : Wenderlin Van Draanen
Éditeur : Albin Michel
Collection : Bliss

 

Voici un roman déconcertant qui se veut léger et bourré d’humour.

Il l’est certainement mais j’avoue qu’arrivée à la moitié du roman, il m’est tombé des mains et pourtant…

Ce que j’en résume : voici l’histoire d’Evangeline Bianca Logan, une lycéenne qui, un jour de ménage, découvre sous le lit de maman des romans à l’eau de rose.

Pouah se dit elle mais la curiosité l’emporte et elle les lit pour finalement découvrir que le baiser rouge passion existe, si, si c’est écrit dans le bouquin. Ni une, ni deux Evangeline veut ressentir ce baiser et devient une sérial kisseuse…

L’idée de départ est rigolote sauf que je trouve l’histoire vraiment improbable : Evangeline court après tout ce qui est bouche masculine et passe d’un baiser à un autre sans trouver THE baiser…

Donc invraisemblable même s’ il y a une réelle fraîcheur dans ce récit et on arrive à se laisser emporter par lui…

Allez je vais tenter de le finir uniquement parce que j’aimerai en connaître la fin…

Pas transcendant tout de même…

 

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Pourquoi les romans sur l’Amour sont souvent culculs ?

 

 

M. Tigre se déchaîne

 

SLXLM

 

Auteur :  Peter BROWN

Éditeur : Circonflexe, 2014 pour l’édition française

Collection : Album

Ce que j’en conseille : Voici un album extra pour les enfants dès 4 ans et dont le message ne peut laisser les adultes indifférents.

Ce que j’en résume : M. Tigre est un tigre qui n’en peut plus. Il en a marre de bien se tenir dans la vie, il en a marre d’être poli, il en marre de devoir toujours bien se conduire, de se conduire comme il faut…

Et un jour, il a une idée atypique mais qui le réjouit : marcher à quatre pattes, pouvoir crier à plein poumons et puis… il ôte complétement ses vêtements et part dans la nature, là où les regards ne seront plus offusqués par ses frasques…
Mais il se sent si seul… Alors il rentre dans la ville qu’il aime pour retrouver ses amis qui lui manquent…

M. Tigre est heureux car ses amis, ont eux aussi changés…

Très bel album dont les illustrations sont réalisées avec de « l’encre de chine, de l’aquarelle, de la gouache et de la mine de plomb sur papier », ces tons dans les verts me font penser aux œuvres du Douanier Rousseau.

Beau message où dans la vie on peut être soi-même sans nuire aux autres et peut-être (comme le colibri de Pierre Rabhi) on peut faire sa part pour que le monde soit « meilleur »…

Beau projet…

Max

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  Auteure : Sarah COHEN-SCALI

Éditeur : Gallimard jeunesse

Collection : Scripto

Ce que j’en résume : « Allemagne 1936. Konrad naît le 20 avril, date anniversaire d’Adolphe Hitler. C’est le premier bébé né du programme Lebensborn. Il passe les sélections avec succès et devient le prototype de la race aryenne pure et parfaite. Sa mère, c’est l’Allemagne, son père c’est le führer…

Ce que j’en pense : Dérangeant et passionnant, Max de Sarah Cohen-Scali explore un pan de l’histoire nazie peu enseignée. L’auteure n’épargne pas le lecteur, ni dans le langage cru, ni dans les scènes obscènes. Et pourtant. Konrad alias Max a beau vouloir être un monstre, il a des failles, ce qui le rend paradoxalement très attachant…

Le roman a obtenu, vendredi 12 avril, le Prix sorcière dans la catégorie ado, à la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne. Ce prix est décerné par l’Association des librairies spécialisées jeunesse et l’Association des bibliothécaires de France. » (source : Et pourtant ils lisent du CRILJ ado Rhône Alpes)

Ces commentaires ont été glané sur le site du CRILJ Ado Rhône-Alpes, merci à eux…
Mais il est bien évident que je vais y mettre un grain de sel et une lampée de rhum et un brin de sucre, que voici d’ailleurs…

J’ai aimé ce roman dense et bourrelé de détails sur cette histoire du Lebensborn, la deuxième partie (la ville de Berlin décimée) est plus inégal mais j’adore (bravo quel travail) le va et vient entre la dérision, l’horreur et la précision historique… Il fallait le faire…

Ce que j’en conseille : Ado, jeunes adultes et adultes, à lire sans hésiter…

Et ce qui me bouleverse c’est cette conclusion implacable qui est là, qui n’est pas dite clairement mais qui est explicite : c’est toujours l’Humanité qui est perdante dans ce système totalitaire, l’homme a toujours tout à y perdre qu’elle que soit la place qu’il occupe…

Et pour cela encore bravo

Les Regards des autres

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Ce que j’en résume : Voici un nouveau roman court d’Ahmed Kalouaz aux éditions du Rouergue. Un roman, comme toujours fort, violent qui nous parle de la Vie, de notre Vie.

Laure une collégienne subit le harcèlement d’un groupe d’ados. Elle s’enferme dans cette violence ne souhaitant pas le partager avec les adultes car ce serait « pire » !

Ce que j’en dis : comme toujours, les écrits de Kalouaz me parlent non pas parce ce que j’ai subi ces situations mais plutôt parce qu’ils parlent de nous le collectif humain en évoquant une expérience individuelle.

Les regards des autres : c’est bien entendu le regard des harceleuses, c’est le regard de la harcelée, c’est le regard de sa famille ignorante de tout, c’est le regard aussi de ces paysans qui voient débarquer une citadine sur leurs terres, c’est le regard de l’intolérant…

On est toujours l’étranger de l’autre et l’acceptation et le rejet sont des passages obligés !

Petit bémol, Laure, en début de récit parle de « camarades » je ne suis pas sûre que ce terme soit approprié dans la bouche d’une ado d’aujourd’hui.

Ce que j’en conseille : Pour les ados dès 13 ans…

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