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Roman adolescent

MON AMI ARNIE

Auteur : Jeremy BEHM

Éditeur : Syros, 2016 (Hors série)

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Ce que j’en résume : Fox est un jeune américain de 15 ans, fluet, mignon, intelligent qui fait tout pour se fondre dans la masse et pourtant il est la cible préférée de racketteur… Son meilleur ami, Cliff,  noir, grand, costaud ne parvient pas toujours  à sauver son ami des griffes de la bande à Craig.

Et le jour où commence notre histoire, Fox vient de se faire piquer tout l’argent de son dur labeur. C’est la double peine pour lui : il se fait voler son argent durement gagné mais en plus il ne pourra offrir à sa première petite amie, Mia, la bague de ses rêves…

Arnie, le fils à papa du lycée propose un étrange marché à Fox et à Cliff afin de gagner de l’argent facilement…

Ce que j’en dis : En ouverture de l’intrigue, on découvre un cadavre de jeune fille et puis on passe au chapitre suivant intitulé « Fox » sans lien apparent aucun sauf le ton qui est donné.

L’atmosphère du livre pourrait être irrespirable s’il n’y avait cet humour décapant…

On passe de protagoniste en protagoniste (de chapitre en chapitre) sans perdre le fil de l’histoire. On est dans une vie de lycéen ordinaire entre potes et rivalités, entre flirt et exclusion (Cliff vit la sexualité à travers les yeux de son ami et des siens (dévisage la petite culotte des pom pom girls))

On ne connait jamais bien l’autre et quand une des facettes de son visage se dévoile, c’est forcément glaçant ou bien envoutant (Portrait de Mia)

Un roman à suspens, trop court ce qui fait toutefois sa force puisque le rythme est mené tambour battant comme nos pulsations quand on veut savoir comment l’aventure va se terminer…

Ce que j’en conseille : à partir de 15 ans et pour les jeunes adultes qui n’aiment pas lire.

A noter : Marc Behm (pour ceux qui ont lu ces thrillers) est le grand-père de Jeremy Behm… Auteur à suivre…

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MOI ET LES AQUABOYS

Auteure : Nat LUURTSEMA

Éditeur : Gallimard jeunesse, 2016

Moi et les Aquaboys : Luurtsema, Nat

Ce que j’en résume  :

Hannah et Louise sont les meilleures amies du monde, depuis l’âge de 9 ans, elles écument les piscines car leur objectif : devenir nageuse professionnelle, participer aux Jeux Olympiques et remporter des médailles. Et pourtant, le rêve de l’une va se briser sur une sélection qui lui ouvrait les portes du professionnalisme.

Elle va se retrouver esseulée, au lycée chacun la trouve « à part », elle n’est pas populaire, ne cherche pas à plaire, est originale, est une échalas bref, une jeune fille de 15 ans que les autres lycéens évitent soigneusement…

Cela se commence sous les pires auspices mais la vie réserve toujours des surprises surtout pour les battants.

 

Ce que j’en pense :

Alors là je dis bravo pour cette héroïne crédible, battante, mal dans sa peau et qui, ne lâche rien !

On se retrouve dans une famille atypique et malgré cela, l’amour est présent… Les personnages ne sont pas caricaturés exceptés peut-être Sandy qui n’a rien pour elle. J’aime cette réflexion où le personnage principal tente de comprendre les raisons pour lesquelles les gens manipulent les uns et les autres. Je rajouterai et pour quelles raisons les gens se laissent faire…

J’aurai aimé toutefois en savoir un peu plus sur la maladie de Gabriel… Beaux portraits également de ces aquaboys qui ne déméritent pas par leur exploit et leur solidarité et ce qui rajoute à la crédibilité des relations humaines c’est que les garçons ne sont en étroite relation avec l’héroïne, le fossé qui a été crée s’est comblé mais dans la pudeur…

Enfin, ce roman montre (de loin) la difficulté de la natation synchronisée qui est en fait un sport violent, dangereux comme peut l’être d’autres sports collectifs. Pour ma part, je ne savais pas que des garçons pouvaient en pratiquer.

Et pour finir j’ajoute que ce roman est un plaisir de lecture grâce à son humour pas lourdingue…

Ce que j’en conseille :

A partir de 13 ans et plus bien sûr

Ce que je note :

je crois savoir qu’il existe une suite à ce roman. Si c’est le cas c’est avec plaisir que je retrouverai toutes ces personnages…

 

La Sélection : L’Elue (livre 3/5)

Auteure : Kiera CASS

Editeur : Robert Laffont, 2014

Collection : R, Livre III

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Ce que j’en pense : vous aviez eu un arrière goût de ce que je pensais dans les critiques des 2 tomes précédents et cela ne va pas en s’arrangeant. Car la fin est consensuelle, mièvre… Bref, à lire pour se vider la tête et puis passer très rapidement à quelque chose de plus consistant, d’intéressant…assurément…

Critiques précédentes : LA SELECTION : l’Elite (2/5)  et   LA SELECTION

Ce que j’ajoute : et bien oui, je vous le dis quand même : il existe une suite à cette trilogie,  en 2 tomes dont le tome 4 s’intitule « L’Héritière » et il existe même un hors série : « La Sélection, histoires secrètes : le Prince et le Garde »

Voilà, je n’en dirai pas plus… Mais bien déçue…

 

LA SELECTION : l’Elite (2/5)

Auteure : Kiera CASS

Editeur : Robert Laffont, 2013

Collection : R ; Livre II

la-selection,-tome-2---l--lite-770310(Version espagnole)

Ce que j’en dis : Aïe, Aïe, aïe, le début de ce deuxième tome m’a laissée perplexe voire ennuyée par tant de récit gnangnan, larmoyant…

Comme dans les romans à l’eau de rose, l’héroïne se morfond, pleure, craque, riposte mais on sent que les évènements la ballotent d’une page à l’autre sans qu’elle n’arrive à réellement maîtriser les choses et son amour pour le Prince.

Et puis, j’ai tenu le coup et ai voulu connaître la fin de ce tome pour finalement me réconcilier avec le récit qui donne un peu plus d’épaisseur à l’entourage de Maxon (enfin) et à America qui me paraissait bien nunuche et par trop indécise.

Je m’en vais lire le tome 3 intitulé « L’Elue », si, si

Ce que j’en conseille : comme pour le premier tome, roman pour ado romantique, afin de se vider la tête… Mais n’est pas un roman qui nourrit l’âme… A classer dans la catégorie « Roman à l’eau de rose »

 

 

LA SELECTION

AUTEURE : Kiera CASS

EDITEUR : Robert Laffont, 2012

COLLECTION : R,  Livre I

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Ce que j’en dis : bon, passons sur la couverture qui est trop kitsch à mon goût, voici une série de 5 tomes dont je vous présente le premier tome.

Nous nous retrouvons dans un pays dénommé Illéa, quatre guerres mondiales se sont succédées et à présent, ce pays est divisé en caste.

L’héroïne prénommée America Singer appartient à la caste Cinq, celle des artistes. Pour survivre, sa famille composée de cinq enfants dépend de mécènes…

Toutefois, la vie d’América est une vie d’adolescente ‘traditionnelle » : elle est choyée dans sa famille,  étouffée par les recommandations de sa mère, aide à la maison et… vit une relation passionnément amoureuse avec Aspen avec qui elle rêve d’une vie de famille…

Et soudain, surgit l’impensable, Aspen rompt avec América éplorée, celle-ci candidate à la Sélection : le prince du Royaume, Maxon veut trouver épouse et parmi 35 candidates, 35 filles du royaume, il devra choisir son Êlue…

Bon c’est vrai que résumer comme cela l’histoire fait un peu mièvre mais si vous avez un peu l’âme romantique, cette série (ou du moins ce tome 1) tient ses promesses…

C’est comme si vous succiez un bonbon acidulé : c’est doux, c’est bon, cela fait du bien même si cela ne nourrit pas, vous passez un moment de rêveries et de strass et de paillettes… La dystopie est un prétexte pour asseoir le récit, j’en ai bien conscience mais le véritable intérêt n’est-il pas l’Amour sous toutes ses formes ???

Pas impérissable mais franchement, on oublie son quotidien le temps de 343 pages…

Ce que j’en conseille : à partir de 13-14 ans, pour les âmes rêveuses qui ne cherchent pas à se prendre la tête… Divertissant et so romantic…

LES PETITS ORAGES

Auteure : Marie CHARTRES

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

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Ce que j’en résume : Après un violent accident de voiture, Moses Laufer Victor Léonard a la jambe atrophiée et sa mère « marche » en fauteuil roulant… Ce qui désespère le père de Moses. Moses s’est replié sur lui-même, se réfugie sur Internet ou regarde des films documentaires qui lui font du bien…

Rien ne va plus mais c’est sans compter sur la rencontre avec un oglala de la réserve de Pine Ridge, un dénommé Ratso et un road movie qui va les mener vers des paysages intérieurs profonds…

Ce que j’en dis : on se laisse transporter par l’histoire de ces amérindiens, ces lakotas et cet ado blanc, fils de psychiatre qui n’arrive pas à mettre en mot sa culpabilité… Ce roman est puissant par son humanité et par son profond humanisme. Nous sommes amérindien, nous sommes handicapé, nous sommes ce mal-être dans lequel on s’enfonce profondément…

Et lorsque la porte s’ouvre de nouveau sur la Vie, on en est… Sortir de sa coquille dans laquelle on s’est emmuré pour ne pas souffrir. Mais la Vie est souffrance au même titre que Joie… Notre condition d’être humain c’est de l’accepter…

Quand on entre en relation avec celui qui nous porte, nous soutient, sachons le reconnaître et nous ouvrir à lui. De même sachons reconnaître le veilleur qui sommeille en nous.

J’aimerais savoir si Marie Chartres connait de vrais Oglalas car ses explications sur leurs spiritualités m’a donné envie d’en savoir plus sur le sujet… J’aime aussi la description des Sioux Oglalas et de leurs conditions de vie épouvantables… Loin bien entendu de tout cliché et stéréotype…

Ce que j’en conseille : à partir de 14 – 15 ans. Les notes sur la psychanalyse pourraient lasser pour un public plus jeune ainsi que le regard sur les réserves amérindiennes.

LE FILS DE L’URSARI

Auteur : Xavier-Laurent PETIT

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

Collection : Medium

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Ce que j’en résume : Les Ursari, les fils du vent vivent dans un pays de l’est (l’une des villes se nomme Tamasciu) et sont rejetés par tous. Une aubaine pour cette famille de 6 membres lorsque deux hommes qu’ils n’avaient jamais vus auparavant leur proposent de quitter ce pays pour se retrouver à Paris, en France.

Et, Vera, Ciprian, Daddu le patriarche, M’man, Dimetriu acceptent un marché qui les rendent débiteurs de ces deux hommes. Il va falloir les rembourser et le seul moyen quand on ne parle ni la langue du pays, ni ne possédant aucun travail, c’est indubitablement les petits trafics en tout genre, le vol, la mendicité…

Ce que j’en dis : Un beau roman sur les réalités de l’immigration : on ne fuit pas pour le plaisir mais par nécessité (la faim, le travail, la haine…)

Un beau portrait de ces « gens du voyage » qui ont pour devise la liberté… Les derniers descendants de ces peuples, libres comme l’air et que l’humanité toute entière rejette parce que trop différent, parce que ne suivant pas les règles.

Un roman non manichéen où les « méchants » sont de tout bord et la famille Ursari n’y échappe pas…

Une ouverture sur la solidarité familiale, sur les migrations, sur les ressources que l’on peut puiser en soi et chez les autres, sur l’Humanité et puis ce qui m’a touché particulièrement sur la manière dont on peut prendre sa place dans la vie et également qu’est ce qui compte le plus quand on perd tout… Qu’est ce qui  nous maintient en vie…

Encore un Xavier-Laurent Petit réussi…

LA LISTE

Auteure : Siobhan VIVIAN

Éditions : Nathan, 2013 (pour la traduction en français)

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Ce que j’en résume : une liste dans un lycée de Mount Washington et la vie d’une dizaine de lycéens et de collégiens s’en trouvent bouleversés.

Cette liste présente par classe, la fille la plus moche et la fille la plus belle. on pourrait penser que seules les filles jugées belles sont épargnées par le mal-être mais bien au contraire, à partir du moment où on est catégorisé, notre liberté est entachée par le regard des autres et  le comportement que l’on doit d’avoir…

Ce que j’en dis : Écriture fluide, simple qui ne se veut pas un décalcomanie du parler djeuns… Chaque personnage est décrit dans un chapitre en alternance avec un personnage différent ce qui évite assurément la lassitude des propos…

La psychologie des personnages est intéressante : on y voit la dégringolade d’une « moche » par révolte, la lente agonie d’une anorexique, les inimitiés et les fausses amitiés… Bref une société où l’authenticité laisse à désirer ou l’inhumanité et les apparences trompeuses sont omniprésentes.

Chacun se bat avec ses propres armes pour tenter de survivre et on se plait à (nous lecteurs) nous lier à des êtres qui pourraient être nous…

Un roman simple, vrai qui pourrait lasser par la trop grande galerie de personnages mais au final on se laisse apprivoiser par les histoires humaines…

Petit constat : seules les filles sont touchées par ce phénomène…

Inutile d’avoir une liste pour que gens nous étiquettent mais que fait-on avec les images que l’on nous colle à la peau ???

A lire pour très vite oublier ce roman de 405 pages car c’est un bonbon sucré qui fait du bien sur le moment et puis qu’on oublie très vite…

Pour les ados bien sûr, fin collège

 

SOLEANE

soleane

Auteure : Muriel ZURCHER

Éditeur : Didier jeunesse, 2016

Tomaison : 1

Ce que j’en dis : J’avoue avoir hésité avant de créer cet article, non pas que le récit fut déplaisant, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’original dans l’histoire de Soléane excepté le principe du « Coracle »

En effet, Soléane est une jeune fille qui vit sur une étrange île. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, les cartes se brouillent : elle est à la recherche de sa véritable identité et doit fuir le Grand Archéole qui veut posséder la Pierre.

En chemin, elle rencontre Tyl, un jeune homme fugitif qui l’ouvre sur les intentions de leur gouvernement et l »aide à se mouvoir parmi la matière, le sol sur laquelle ils circulent en permanence.

Car c’est là que je trouve l’idée géniale : une île artificielle qui menace à tout moment de s’effondrer et que des non-voulus tractent pour l’acheminer vers une Terre, celle qui les sauvera tous, du moins est-ce là le discours officiel.

J’aime beaucoup aussi que Soléane ne soit pas la jeune fille toute puissante, l’héroïne par excellence, car cela a le don de m’agacer. Elle a dénoncé sa meilleure amie Belgha ou pour le moins ne l’a pas protégée et cela la rend très humaine et pour le coup fort sympathique car les personnages « parfaits » me font décrocher de l’histoire.

L’écriture est fluide, les éléments sont posés suffisamment clairement pour que l’on comprenne des concepts tels que l’araignée, le coracle…

Ce que j’en conseille : à lire en faisant abstraction du côté « perfect girl » de Soléane. A partir du lycée. J’espère que le tome 2 sera plus travaillé sur la psychologie des personnages.

Je rajouterai qu’il y a matière à réflexion sur les laitages . Les études menées dans ce sens s’interroge sur  l’intérêt de consommer du lait sur une longue période de sa vie…

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