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Violences

LA LEçON

Auteur : Michaël ESCOFFIER

Illustrateur : Kris Di GIACOMO

Editeur : Frimousse, 2017

Collection : (L’Album philo)

Ce que j’en dis : La leçon est un album où la matière, l’espace sont au centre du récit… Album minéral par ses couleurs et par les matières utilisées pour les illustrations : une matière métallique au goût âpre, au goût de sang, de terre, de haine, de remugle, de forêt s’étalent page après page…

On regarde évoluer ce chasseur massif, bien campé sur ses pieds, un vrai terrien défendant son bien face à la bête. L’animal réduit à la bête gagne en férocité et perd à la fois en animalité et en humanité…

Un combat de géants entre ces deux êtres puissants, féroces, dans l’animalité la plus pure… La violence, la masse des corps qui se jaugent, se tournent autour et puis forcément s’affrontent dans un éclat de sang et de feu…

La maison au milieu des bois se dresse là loin de la violence, paisible, comme immuable ….

L’humanité contre l’animalité : un combat où les vainqueurs sont les vaincus..

Bel album qui interroge sur nos ombres et sur nos réactions face à la bête…

Comment triompher et apaiser notre peur… Et cette leçon, elle s’adresse à qui ? C’est une leçon pour qui ? Pour l’Homme qui se croit tout puissant ou pour la Bête qui se sert sur l’Homme ?

ce que j’en conseille : Un album pour les plus grands assurément, à partir de 09 ans pour réfléchir et qui dérange… La lumière dans la maison laisse supposer que l’Homme (la culture, la technique) triomphe sur la nature mais qui sait où se trouve la bête à présent…

LA LISTE

Auteure : Siobhan VIVIAN

Éditions : Nathan, 2013 (pour la traduction en français)

la liste

Ce que j’en résume : une liste dans un lycée de Mount Washington et la vie d’une dizaine de lycéens et de collégiens s’en trouvent bouleversés.

Cette liste présente par classe, la fille la plus moche et la fille la plus belle. on pourrait penser que seules les filles jugées belles sont épargnées par le mal-être mais bien au contraire, à partir du moment où on est catégorisé, notre liberté est entachée par le regard des autres et  le comportement que l’on doit d’avoir…

Ce que j’en dis : Écriture fluide, simple qui ne se veut pas un décalcomanie du parler djeuns… Chaque personnage est décrit dans un chapitre en alternance avec un personnage différent ce qui évite assurément la lassitude des propos…

La psychologie des personnages est intéressante : on y voit la dégringolade d’une « moche » par révolte, la lente agonie d’une anorexique, les inimitiés et les fausses amitiés… Bref une société où l’authenticité laisse à désirer ou l’inhumanité et les apparences trompeuses sont omniprésentes.

Chacun se bat avec ses propres armes pour tenter de survivre et on se plait à (nous lecteurs) nous lier à des êtres qui pourraient être nous…

Un roman simple, vrai qui pourrait lasser par la trop grande galerie de personnages mais au final on se laisse apprivoiser par les histoires humaines…

Petit constat : seules les filles sont touchées par ce phénomène…

Inutile d’avoir une liste pour que gens nous étiquettent mais que fait-on avec les images que l’on nous colle à la peau ???

A lire pour très vite oublier ce roman de 405 pages car c’est un bonbon sucré qui fait du bien sur le moment et puis qu’on oublie très vite…

Pour les ados bien sûr, fin collège

 

MA VIE DE COURGETTE

Réalisateur : Claude BARRAS

Scénariste : Céline SCIAMMA

Année  de sortie : octobre 2016

Durée : 1h06

courgette

Ce que j’en pense : voici un film que j’ai regardé tout récemment et qui me trotte encore dans la tête parce qu’il est plein d’humanisme et ne dégouline pas de bons sentiments même si je trouve que l’adoption est un peu tirée par les cheveux (1 seule personne a eu le droit d’adopter au vu de son métier très prenant ???!!!)

Ce film est un petit bijou, à travers des marionnettes, une foultitude de sentiments, d’émotions passent. Il est vrai que ce film tiré d’un bouquin de Gilles PARIS « Autobiographie d’une courgette » met en scène un petit bonhomme de 9-10 ans qui se retrouve dans un foyer. Ce lieu est un lieu qui lui permet de se construire une enfance volée par les adultes tout comme tous les enfants présents dans cette institution…

Le jeu des couleurs, des scènes est dynamique, l’histoire nous transporte inexorablement dans et vers la vie.

A voir absolument ! Conseillé plutôt pour un public à partir de 10 ans

C’est un gros coup de cœur.

Ce que j’en ai appris :

Un petit topo rapide sur la technique utilisée : le stop motion c’est-à dire « animation image par image  » ou « animation en volume » qui permet de créer un mouvement à partir d’objets immobiles. Elle consiste donc à déplacer des objets et des personnages légèrement entre chaque photo.

Ont été ajouté bien sûr des prises de vues, du travail sur ordi à ce stop motion…

Ce film d’animation a obtenu le Grand Prix et le Prix du Public au Festival d’Annecy 2016

Mots rumeurs, mots cutter

mots
Scénariste : Charlotte Bousquet

Dessinatrice : Stéphanie Rubini

Editions : Gulf Stream éditeur, 2014

Collection : Les Graphiques

Genre : Bande dessinée

Ce que j’en résume :  Léa a tout pour être une ado épanouie. Elle ne se débrouille  pas trop mal en classe, elle sort avec Mattéo, le plus beau gosse de la classe et pourtant sa vie « idyllique » va tourner au cauchemar, le soir où elle fait la fête avec ses copines.

Ce que j’en dis : Les Mots ont un pouvoir salé et sucré et leur impact va bien au-delà de ce que l’on peut imaginer… C’est ce que Léa va découvrir et on peut tous se retrouver à la place de Léa… On peut attiser la jalousie, la haine sans que l’on n’y puisse rien faire , une fois le processus enclenché que faire ?

Heureusement, ici l’histoire se termine bien… Et l’une des morales : aller au delà des apparences et des jugements et peut-être ne pas prendre pour argent comptant ce que l’on nous dit…

Ce que je conseille : pour les ados (intéressés de près ou de très loin par le sujet) dès le collège. Où il est question d’une réalité vécue par beaucoup d’ados et d’élèves voire d’adultes…

Nota bene : des mêmes auteures, chez le même éditeur  « INVISIBLES »

 

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