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LE PRÉSENT EST UN CADEAU

Voici un court-métrage  magnifique qui a remporté plus de 50 prix dans les différents festival :

Court métrage : Le Présent est un cadeau

 

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« Un adolescent joue à un jeu vidéo de guerre dans une salle sombre derrière des fenêtres fermées. Sa maman arrive avec une boîte en carton. Elle ouvre les stores et dépose la boîte sur la table basse en face de lui en disant qu’elle contient un présent. Peu de temps après que sa mère soit montée à l’étage en répondant à un appel téléphonique, le garçon ouvre la boîte, révélant un chiot heureux.

Il est d’abord heureux avec le présent, mais quand il voit qu’il manque une partie de la patte avant gauche du chiot, il rejette l’animal avec dégoût et colère, puis retourne à son jeu vidéo. Imperturbable, le chiot à trois pattes découvre maladroitement une balle en caoutchouc rouge sous un meuble et commence à inviter le garçon à jouer avec lui. Le garçon tente d’ignorer le petit chien en entretenant son dégoût, mais il est finalement gagné par l’enthousiasme de l’animal. Il éteint alors son jeu vidéo, se lève pour sortir et aller jouer avec son chiot… On découvre alors la raison de sa première réaction…

Une petite vidéo qui nous rappelle que ce que nous rejetons ou détestons le plus chez les autres se trouvent le plus souvent en nous.

C’est dans l’acceptation de nous-mêmes, tels que nous sommes, avec nos points forts et nos points faibles, que se trouve la force d’aimer…

Le présent est un cadeau

(Source pour la critique : Jean-Marc ; M. Mindfulness)

 

WOLF ERLBRUCH, LAUREAT

Wolf Erlbruch, lauréat du Prix Astrid Lindgren

Wolf Erlbruch.

Ce mardi 4 avril 2017, durant la Foire internationale du livre pour enfants de Bologne, a été dévoilé le nom du quinzième lauréat du Prix Astrid Lindgren (Astrid Lindgren Memorial Award, 5 millions de couronnes suédoises soit environ 570.000 euros). Il s’agit de l’auteur-illustrateur allemand Wolf Erlbruch, déjà lauréat en 2006 du Prix Andersen décerné par l’IBBY et de plusieurs prix à la même Foire du livre pour enfants de Bologne.

Le jury de l’ALMA dit de lui:
« Wolf Erlbruch rend les questions existentielles accessibles et compréhensibles aux lecteurs de tous âges. Avec un humour et une chaleur profondément enracinée dans les idéaux humanistes, son travail présente l’univers à notre échelle. Il est un maître dans l’art d’illustrer, honorant la tradition tout en ouvrant de nouvelles portes créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire attentif. »

Astrid Lindgren.
(c) Stig A Nilsson.

« Oh! Astrid, I love you! », s’est exclamé le nouveau lauréat à l’annonce de son prix.
« Elle ne me connaissait pas mais je la connaissais depuis longtemps à travers ses livres, que j’aime pour leur humour et leur finesse.  Elle a un humour universel, un genre d’humour que tout le monde peut apprécier.  Je n’ai jamais imaginé que je recevrais ce prix mais maintenant je sais que c’est vrai. J’en suis toujours sous le choc et je le serai encore quelque temps. Mais c’est magnifique! »

Né le 30 juin 1948 à Wuppertal, Wolf Erlbruch a fait des études artistiques à l’Ecole Folkwang de Création Artistique d’Essen-Werden. A partir de 1974, il a travaillé comme illustrateur pour des magazines comme « Stern » et « Esquire » puis est devenu enseignant jusqu’en 2009. Il a été professeur d’illustration et de dessin dans des institutions telles que l’Université de Wuppertal, où il vit toujours. Il a fait ses débuts en littérature jeunesse en 1985 en illustrant « Der Adler, der nicht fliegen wollte » (L’aigle qui ne volerait pas), de James Aggrey.

Il est l’auteur d’une dizaine d’albums pour enfants en tant qu’auteur-illustrateur et d’une cinquantaine en tant qu’illustrateur.

Chez nous, on le limite souvent à tort au livre « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » (texte de Werner Holzwarth, Milan, 1993), son premier titre traduit en français, la découverte désopilante de toutes les façons de faire des crottes, lauréat du prix Bernard Versele une chouette en 1995. Dire que ce fut un succès mondial est un euphémisme.

« La petite taupe ».
« Le canard et la mort ».

Mais Wolf Erlbruch maîtrise aussi d’autres registres littéraires, plus philosophiques, plus poétiques.
Si, quand il a été reconnu, les éditeurs francophones se le sont arrachés, ce graphiste hors pair n’a pas renoncé aux livres pour enfants quand, en 1990, il est devenu professeur d’université. Il a signé plusieurs titres très intéressants chez Milan, notamment l’attachant « Remue-ménage chez madame K » (traduit de l’allemand par Etienne Schelstraete et Gérard Moncomble, 1996), « Moi, papa ours? » (1993) ou « L’ogresse en pleurs » (avec un texte de Valérie Dayre, 1996).

Wolf Erlbruch, publié également abondamment par l’éditeur suisse La Joie de lire allie une très grande exigence, une immense fantaisie, une sobriété et une lisibilité exemplaires.

La preuve aussi dans « Léonard » (Etre éditions, 2002), un album parvenu au lectorat francophone douze ans après sa création. Léonard est un petit garçon qui voudrait être un chien. Les images le montrent dans ces situations. Motif de ce souhait: le gamin est terrorisé par les chiens. Tous les chiens, les grands et les petits.Une fée transforme le héros en un molosse affectueux, marron et blanc. Les parents, d’abord surpris, acceptent le changement. Mais Léonard n’est pas au bout de ses peines: lors de sa première promenade en laisse, il aperçoit un enfant et découvre aussitôt que les petits garçons le terrorisent! Une finale en douceur amènera Léonard à apprendre à vivre avec ce qu’il est.

Album nécessaire, « La grande question » (Etre éditions, 2003, réédité aux Editions Thierry Magnier en 2012) est celle qui ne sera jamais écrite ici noir sur blanc, même si elle est universelle: pourquoi suis-je sur terre? A chacun de se faire son opinion, en examinant les 21 réponses (frère, chat, pilote, grand-mère, mais aussi le chiffre 3, un soldat, la mort et d’autres) apportées à l’enfant qui traverse ce livre né en français. Tout le goût pour la réflexion et toute l’imagination de Wolf Erlbruch apparaissent dans cet album accessible, aussi sobre que riche. Une économie de moyens dans le texte comme dans les images – superbes – renvoie chaque lecteur à lui-même tout en l’accompagnant dans son questionnement.

« L’atelier des papillons », de Gioconda Belli et Wolf Erlbruch, est né en 1994 avant d’arriver aux Editions Etre en 2003. Un groupe d’artistes y est chargé par la Vénérable, une divinité féminine bienveillante, de créer le monde. En respectant certaines limites: ne pas mêler règnes animal et végétal lors de la création d’une nouvelle espèce. Comment contourner « honnêtement » le règlement? C’est le défi que relève Rodolphe, créateur émancipé. Un superbe récit qui se lit d’une traite et s’enrichit des illustrations très inspirées de Wolf Erlbruch.

« Le nouvel abécédaire », de Karel Philipp Moritz et Wolf Erlbruch (Etre Editions, 2003), n’a de nouveau que le nom. Car il existait déjà en version illustrée en 1790. Erlbruch s’est inspiré du manuel initial pour le refaire à sa mode. Un travail tout simplement époustouflant. Les 25 étapes dans l’alphabet (les lettres I et J sont confondues) proposent un cheminement initiatique à penser. En partant des cinq sens, l’auteur élargit la perception du lecteur au monde puis à la pensée pure. Philosophie et imagination sont au rendez-vous de cet album où l’ordre initial des notules allemandes a été conservé lors de la traduction. Une idée rare et lumineuse qui évite les inutiles contorsions de vocabulaire et met en lumière la pensée et l’ouverture d’esprit de ce pédagogue avant-gardiste. A la fois ludique et (im)pertinent, cet album inclassable ne se prend pas au sérieux, tout en prenant la petite enfance terriblement au sérieux.

L’OURS QUI AVAIT UNE ÉPÉE

Auteur : Davide CALI

Images : Gianluca FOLI

Éditeur : Rue du Monde, 2008

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Ce que j’en pense : Un album grandiose sur une nature grandiose. Un album puissant sur une force destructrice que l’Ours, symbole de l’Humanité exerce en toute impunité ? Bêtise ? Cupidité ?

Un album où la nature se retourne contre son destructeur, son ravageur…

Tout est lien, nous sommes tous liés les uns aux autres et la Nature est notre Humanité…

C’est par un effet de dominos que l’Ours commence à comprendre qu’il est responsable de tout ce carnage et que la seule réhabilitation possible est la réparation, la reconstruction.

Les illustrations à la fois pleines et en transparence montrent à quel point notre monde peut basculer du monde visible vers le monde invisible, de l’apparition vers la disparition.

L’Ours, notre Artus, avec son Excalibur nous ramène aux temps mythologiques : voici un scénario qui pourrait se réaliser si notre Humanité ne met pas fin au carnage sur notre source de Vie : la Nature…

Ce que j’en conseille :

Un album moral mais pas moralisateur… Une belle histoire d’écologie avant qu’il ne soit trop tard (Un album optimiste donc…)

Pour tous à partir de  7 ans

LA LISTE

Auteure : Siobhan VIVIAN

Éditions : Nathan, 2013 (pour la traduction en français)

la liste

Ce que j’en résume : une liste dans un lycée de Mount Washington et la vie d’une dizaine de lycéens et de collégiens s’en trouvent bouleversés.

Cette liste présente par classe, la fille la plus moche et la fille la plus belle. on pourrait penser que seules les filles jugées belles sont épargnées par le mal-être mais bien au contraire, à partir du moment où on est catégorisé, notre liberté est entachée par le regard des autres et  le comportement que l’on doit d’avoir…

Ce que j’en dis : Écriture fluide, simple qui ne se veut pas un décalcomanie du parler djeuns… Chaque personnage est décrit dans un chapitre en alternance avec un personnage différent ce qui évite assurément la lassitude des propos…

La psychologie des personnages est intéressante : on y voit la dégringolade d’une « moche » par révolte, la lente agonie d’une anorexique, les inimitiés et les fausses amitiés… Bref une société où l’authenticité laisse à désirer ou l’inhumanité et les apparences trompeuses sont omniprésentes.

Chacun se bat avec ses propres armes pour tenter de survivre et on se plait à (nous lecteurs) nous lier à des êtres qui pourraient être nous…

Un roman simple, vrai qui pourrait lasser par la trop grande galerie de personnages mais au final on se laisse apprivoiser par les histoires humaines…

Petit constat : seules les filles sont touchées par ce phénomène…

Inutile d’avoir une liste pour que gens nous étiquettent mais que fait-on avec les images que l’on nous colle à la peau ???

A lire pour très vite oublier ce roman de 405 pages car c’est un bonbon sucré qui fait du bien sur le moment et puis qu’on oublie très vite…

Pour les ados bien sûr, fin collège

 

MA VIE DE COURGETTE

Réalisateur : Claude BARRAS

Scénariste : Céline SCIAMMA

Année  de sortie : octobre 2016

Durée : 1h06

courgette

Ce que j’en pense : voici un film que j’ai regardé tout récemment et qui me trotte encore dans la tête parce qu’il est plein d’humanisme et ne dégouline pas de bons sentiments même si je trouve que l’adoption est un peu tirée par les cheveux (1 seule personne a eu le droit d’adopter au vu de son métier très prenant ???!!!)

Ce film est un petit bijou, à travers des marionnettes, une foultitude de sentiments, d’émotions passent. Il est vrai que ce film tiré d’un bouquin de Gilles PARIS « Autobiographie d’une courgette » met en scène un petit bonhomme de 9-10 ans qui se retrouve dans un foyer. Ce lieu est un lieu qui lui permet de se construire une enfance volée par les adultes tout comme tous les enfants présents dans cette institution…

Le jeu des couleurs, des scènes est dynamique, l’histoire nous transporte inexorablement dans et vers la vie.

A voir absolument ! Conseillé plutôt pour un public à partir de 10 ans

C’est un gros coup de cœur.

Ce que j’en ai appris :

Un petit topo rapide sur la technique utilisée : le stop motion c’est-à dire « animation image par image  » ou « animation en volume » qui permet de créer un mouvement à partir d’objets immobiles. Elle consiste donc à déplacer des objets et des personnages légèrement entre chaque photo.

Ont été ajouté bien sûr des prises de vues, du travail sur ordi à ce stop motion…

Ce film d’animation a obtenu le Grand Prix et le Prix du Public au Festival d’Annecy 2016

SOLEANE

soleane

Auteure : Muriel ZURCHER

Éditeur : Didier jeunesse, 2016

Tomaison : 1

Ce que j’en dis : J’avoue avoir hésité avant de créer cet article, non pas que le récit fut déplaisant, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’original dans l’histoire de Soléane excepté le principe du « Coracle »

En effet, Soléane est une jeune fille qui vit sur une étrange île. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, les cartes se brouillent : elle est à la recherche de sa véritable identité et doit fuir le Grand Archéole qui veut posséder la Pierre.

En chemin, elle rencontre Tyl, un jeune homme fugitif qui l’ouvre sur les intentions de leur gouvernement et l »aide à se mouvoir parmi la matière, le sol sur laquelle ils circulent en permanence.

Car c’est là que je trouve l’idée géniale : une île artificielle qui menace à tout moment de s’effondrer et que des non-voulus tractent pour l’acheminer vers une Terre, celle qui les sauvera tous, du moins est-ce là le discours officiel.

J’aime beaucoup aussi que Soléane ne soit pas la jeune fille toute puissante, l’héroïne par excellence, car cela a le don de m’agacer. Elle a dénoncé sa meilleure amie Belgha ou pour le moins ne l’a pas protégée et cela la rend très humaine et pour le coup fort sympathique car les personnages « parfaits » me font décrocher de l’histoire.

L’écriture est fluide, les éléments sont posés suffisamment clairement pour que l’on comprenne des concepts tels que l’araignée, le coracle…

Ce que j’en conseille : à lire en faisant abstraction du côté « perfect girl » de Soléane. A partir du lycée. J’espère que le tome 2 sera plus travaillé sur la psychologie des personnages.

Je rajouterai qu’il y a matière à réflexion sur les laitages . Les études menées dans ce sens s’interroge sur  l’intérêt de consommer du lait sur une longue période de sa vie…

Auteure : Sarah TUROCHE-DROMERY

Éditions : Thierry Magnier, 2016

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Ce que j’en dis : voici un roman court à la lecture rapide qui met en lumière les desiderata d’une jeune fille au couvent pendant le Moyen Âge et la vie de ces femmes.

Quelle vie pour ces femmes et filles enfermées pour la plupart d’entre elles sans qu’on leur demande leur avis.

Être fille de la noblesse ne permet pas tous les privilèges et pour cause Aloys a été séparée de sa famille à l’âge de 6 ans et fait « don » à un monastère.

La vie y est rythmée par les prières et les saisons… A 13 ans, âge où commence le récit, la vie ne fait que commencer et Aloys étouffe dans cette promiscuité avec des sœurs qu’elle n’a pas choisi… Ses sœurs qui décident de sa vie et qu’elle ne connait pas si bien puisque les sentiments, les émotions sont refoulés au plus profond de son être au profit des prières et de Dieu.

Comment s’accommoder d’une telle vie quand on aime les grands espaces, les mythes, les contrées lointaines, l’Orient, la créativité ?

Aloys est un personnage au caractère fort, non docile et qui cherche à prendre sa vie en main …

Un roman original par la description de la vie d’un monastère, par son sujet, par la privation des libertés, de sa liberté, d’être libre d’être soi-même dans un milieu très austère et entravé par des règles où le monde est divisé entre le Bien et le Mal, Dieu et Diable…

Ce que j’en conseille : pour les adolescentes dès 13 ans.

« Ce roman très bien documenté présente un portrait de la vie des moniales, des abbayes, au XIIe siècle. » (source : Éditions Thierry Magnier)

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UN MOOC SUR LA LITTÉRATURE JEUNESSE, c’est ici :

 

Et pour s’inscrire suivez ce lien :

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Adieu à Babette Cole

Babette Cole nous dit adieu…L’auteure-illustratrice est morte  samedi 14 janvier 2017.
Elle était née le 10 septembre 1950 sur l’île de Jersey .

L’Album par lequel je suis entrée dans l’univers de Babette Cole c’est celui-ci :

Un album extrêmement drôle sur la manière de faire faire les bébés. Des parents tentent d’expliquer maladroitement la manière dont on fait les enfants et alors… l’un des rejetons de la famille décide d’aider les parents maladroits et à côté de la plaque (franchement qui peut croire encore de nos jours au chou et au rose) en expliquant de manière hilarante la conception des bébés…

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