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LUDIDELIRE

Que lire en littérature jeunesse ? A quoi jouer ? Farfouillez ici vous trouverez

La Sélection : L’Elue (livre 3/5)

Auteure : Kiera CASS

Editeur : Robert Laffont, 2014

Collection : R, Livre III

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Ce que j’en pense : vous aviez eu un arrière goût de ce que je pensais dans les critiques des 2 tomes précédents et cela ne va pas en s’arrangeant. Car la fin est consensuelle, mièvre… Bref, à lire pour se vider la tête et puis passer très rapidement à quelque chose de plus consistant, d’intéressant…assurément…

Critiques précédentes : LA SELECTION : l’Elite (2/5)  et   LA SELECTION

Ce que j’ajoute : et bien oui, je vous le dis quand même : il existe une suite à cette trilogie,  en 2 tomes dont le tome 4 s’intitule « L’Héritière » et il existe même un hors série : « La Sélection, histoires secrètes : le Prince et le Garde »

Voilà, je n’en dirai pas plus… Mais bien déçue…

 

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LA SELECTION : l’Elite (2/5)

Auteure : Kiera CASS

Editeur : Robert Laffont, 2013

Collection : R ; Livre II

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Ce que j’en dis : Aïe, Aïe, aïe, le début de ce deuxième tome m’a laissée perplexe voire ennuyée par tant de récit gnangnan, larmoyant…

Comme dans les romans à l’eau de rose, l’héroïne se morfond, pleure, craque, riposte mais on sent que les évènements la ballotent d’une page à l’autre sans qu’elle n’arrive à réellement maîtriser les choses et son amour pour le Prince.

Et puis, j’ai tenu le coup et ai voulu connaître la fin de ce tome pour finalement me réconcilier avec le récit qui donne un peu plus d’épaisseur à l’entourage de Maxon (enfin) et à America qui me paraissait bien nunuche et par trop indécise.

Je m’en vais lire le tome 3 intitulé « L’Elue », si, si

Ce que j’en conseille : comme pour le premier tome, roman pour ado romantique, afin de se vider la tête… Mais n’est pas un roman qui nourrit l’âme… A classer dans la catégorie « Roman à l’eau de rose »

 

 

LA SELECTION

AUTEURE : Kiera CASS

EDITEUR : Robert Laffont, 2012

COLLECTION : R,  Livre I

la sélection

Ce que j’en dis : bon, passons sur la couverture qui est trop kitsch à mon goût, voici une série de 5 tomes dont je vous présente le premier tome.

Nous nous retrouvons dans un pays dénommé Illéa, quatre guerres mondiales se sont succédées et à présent, ce pays est divisé en caste.

L’héroïne prénommée America Singer appartient à la caste Cinq, celle des artistes. Pour survivre, sa famille composée de cinq enfants dépend de mécènes…

Toutefois, la vie d’América est une vie d’adolescente ‘traditionnelle » : elle est choyée dans sa famille,  étouffée par les recommandations de sa mère, aide à la maison et… vit une relation passionnément amoureuse avec Aspen avec qui elle rêve d’une vie de famille…

Et soudain, surgit l’impensable, Aspen rompt avec América éplorée, celle-ci candidate à la Sélection : le prince du Royaume, Maxon veut trouver épouse et parmi 35 candidates, 35 filles du royaume, il devra choisir son Êlue…

Bon c’est vrai que résumer comme cela l’histoire fait un peu mièvre mais si vous avez un peu l’âme romantique, cette série (ou du moins ce tome 1) tient ses promesses…

C’est comme si vous succiez un bonbon acidulé : c’est doux, c’est bon, cela fait du bien même si cela ne nourrit pas, vous passez un moment de rêveries et de strass et de paillettes… La dystopie est un prétexte pour asseoir le récit, j’en ai bien conscience mais le véritable intérêt n’est-il pas l’Amour sous toutes ses formes ???

Pas impérissable mais franchement, on oublie son quotidien le temps de 343 pages…

Ce que j’en conseille : à partir de 13-14 ans, pour les âmes rêveuses qui ne cherchent pas à se prendre la tête… Divertissant et so romantic…

LA LEçON

Auteur : Michaël ESCOFFIER

Illustrateur : Kris Di GIACOMO

Editeur : Frimousse, 2017

Collection : (L’Album philo)

Ce que j’en dis : La leçon est un album où la matière, l’espace sont au centre du récit… Album minéral par ses couleurs et par les matières utilisées pour les illustrations : une matière métallique au goût âpre, au goût de sang, de terre, de haine, de remugle, de forêt s’étalent page après page…

On regarde évoluer ce chasseur massif, bien campé sur ses pieds, un vrai terrien défendant son bien face à la bête. L’animal réduit à la bête gagne en férocité et perd à la fois en animalité et en humanité…

Un combat de géants entre ces deux êtres puissants, féroces, dans l’animalité la plus pure… La violence, la masse des corps qui se jaugent, se tournent autour et puis forcément s’affrontent dans un éclat de sang et de feu…

La maison au milieu des bois se dresse là loin de la violence, paisible, comme immuable ….

L’humanité contre l’animalité : un combat où les vainqueurs sont les vaincus..

Bel album qui interroge sur nos ombres et sur nos réactions face à la bête…

Comment triompher et apaiser notre peur… Et cette leçon, elle s’adresse à qui ? C’est une leçon pour qui ? Pour l’Homme qui se croit tout puissant ou pour la Bête qui se sert sur l’Homme ?

ce que j’en conseille : Un album pour les plus grands assurément, à partir de 09 ans pour réfléchir et qui dérange… La lumière dans la maison laisse supposer que l’Homme (la culture, la technique) triomphe sur la nature mais qui sait où se trouve la bête à présent…

LES PETITS ORAGES

Auteure : Marie CHARTRES

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

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Ce que j’en résume : Après un violent accident de voiture, Moses Laufer Victor Léonard a la jambe atrophiée et sa mère « marche » en fauteuil roulant… Ce qui désespère le père de Moses. Moses s’est replié sur lui-même, se réfugie sur Internet ou regarde des films documentaires qui lui font du bien…

Rien ne va plus mais c’est sans compter sur la rencontre avec un oglala de la réserve de Pine Ridge, un dénommé Ratso et un road movie qui va les mener vers des paysages intérieurs profonds…

Ce que j’en dis : on se laisse transporter par l’histoire de ces amérindiens, ces lakotas et cet ado blanc, fils de psychiatre qui n’arrive pas à mettre en mot sa culpabilité… Ce roman est puissant par son humanité et par son profond humanisme. Nous sommes amérindien, nous sommes handicapé, nous sommes ce mal-être dans lequel on s’enfonce profondément…

Et lorsque la porte s’ouvre de nouveau sur la Vie, on en est… Sortir de sa coquille dans laquelle on s’est emmuré pour ne pas souffrir. Mais la Vie est souffrance au même titre que Joie… Notre condition d’être humain c’est de l’accepter…

Quand on entre en relation avec celui qui nous porte, nous soutient, sachons le reconnaître et nous ouvrir à lui. De même sachons reconnaître le veilleur qui sommeille en nous.

J’aimerais savoir si Marie Chartres connait de vrais Oglalas car ses explications sur leurs spiritualités m’a donné envie d’en savoir plus sur le sujet… J’aime aussi la description des Sioux Oglalas et de leurs conditions de vie épouvantables… Loin bien entendu de tout cliché et stéréotype…

Ce que j’en conseille : à partir de 14 – 15 ans. Les notes sur la psychanalyse pourraient lasser pour un public plus jeune ainsi que le regard sur les réserves amérindiennes.

LE FILS DE L’URSARI

Auteur : Xavier-Laurent PETIT

Éditeur : L’École des loisirs, 2016

Collection : Medium

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Ce que j’en résume : Les Ursari, les fils du vent vivent dans un pays de l’est (l’une des villes se nomme Tamasciu) et sont rejetés par tous. Une aubaine pour cette famille de 6 membres lorsque deux hommes qu’ils n’avaient jamais vus auparavant leur proposent de quitter ce pays pour se retrouver à Paris, en France.

Et, Vera, Ciprian, Daddu le patriarche, M’man, Dimetriu acceptent un marché qui les rendent débiteurs de ces deux hommes. Il va falloir les rembourser et le seul moyen quand on ne parle ni la langue du pays, ni ne possédant aucun travail, c’est indubitablement les petits trafics en tout genre, le vol, la mendicité…

Ce que j’en dis : Un beau roman sur les réalités de l’immigration : on ne fuit pas pour le plaisir mais par nécessité (la faim, le travail, la haine…)

Un beau portrait de ces « gens du voyage » qui ont pour devise la liberté… Les derniers descendants de ces peuples, libres comme l’air et que l’humanité toute entière rejette parce que trop différent, parce que ne suivant pas les règles.

Un roman non manichéen où les « méchants » sont de tout bord et la famille Ursari n’y échappe pas…

Une ouverture sur la solidarité familiale, sur les migrations, sur les ressources que l’on peut puiser en soi et chez les autres, sur l’Humanité et puis ce qui m’a touché particulièrement sur la manière dont on peut prendre sa place dans la vie et également qu’est ce qui compte le plus quand on perd tout… Qu’est ce qui  nous maintient en vie…

Encore un Xavier-Laurent Petit réussi…

LE PRÉSENT EST UN CADEAU

Voici un court-métrage  magnifique qui a remporté plus de 50 prix dans les différents festival :

Court métrage : Le Présent est un cadeau

 

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« Un adolescent joue à un jeu vidéo de guerre dans une salle sombre derrière des fenêtres fermées. Sa maman arrive avec une boîte en carton. Elle ouvre les stores et dépose la boîte sur la table basse en face de lui en disant qu’elle contient un présent. Peu de temps après que sa mère soit montée à l’étage en répondant à un appel téléphonique, le garçon ouvre la boîte, révélant un chiot heureux.

Il est d’abord heureux avec le présent, mais quand il voit qu’il manque une partie de la patte avant gauche du chiot, il rejette l’animal avec dégoût et colère, puis retourne à son jeu vidéo. Imperturbable, le chiot à trois pattes découvre maladroitement une balle en caoutchouc rouge sous un meuble et commence à inviter le garçon à jouer avec lui. Le garçon tente d’ignorer le petit chien en entretenant son dégoût, mais il est finalement gagné par l’enthousiasme de l’animal. Il éteint alors son jeu vidéo, se lève pour sortir et aller jouer avec son chiot… On découvre alors la raison de sa première réaction…

Une petite vidéo qui nous rappelle que ce que nous rejetons ou détestons le plus chez les autres se trouvent le plus souvent en nous.

C’est dans l’acceptation de nous-mêmes, tels que nous sommes, avec nos points forts et nos points faibles, que se trouve la force d’aimer…

Le présent est un cadeau

(Source pour la critique : Jean-Marc ; M. Mindfulness)

 

WOLF ERLBRUCH, LAUREAT

Wolf Erlbruch, lauréat du Prix Astrid Lindgren

Wolf Erlbruch.

Ce mardi 4 avril 2017, durant la Foire internationale du livre pour enfants de Bologne, a été dévoilé le nom du quinzième lauréat du Prix Astrid Lindgren (Astrid Lindgren Memorial Award, 5 millions de couronnes suédoises soit environ 570.000 euros). Il s’agit de l’auteur-illustrateur allemand Wolf Erlbruch, déjà lauréat en 2006 du Prix Andersen décerné par l’IBBY et de plusieurs prix à la même Foire du livre pour enfants de Bologne.

Le jury de l’ALMA dit de lui:
« Wolf Erlbruch rend les questions existentielles accessibles et compréhensibles aux lecteurs de tous âges. Avec un humour et une chaleur profondément enracinée dans les idéaux humanistes, son travail présente l’univers à notre échelle. Il est un maître dans l’art d’illustrer, honorant la tradition tout en ouvrant de nouvelles portes créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire attentif. »

Astrid Lindgren.
(c) Stig A Nilsson.

« Oh! Astrid, I love you! », s’est exclamé le nouveau lauréat à l’annonce de son prix.
« Elle ne me connaissait pas mais je la connaissais depuis longtemps à travers ses livres, que j’aime pour leur humour et leur finesse.  Elle a un humour universel, un genre d’humour que tout le monde peut apprécier.  Je n’ai jamais imaginé que je recevrais ce prix mais maintenant je sais que c’est vrai. J’en suis toujours sous le choc et je le serai encore quelque temps. Mais c’est magnifique! »

Né le 30 juin 1948 à Wuppertal, Wolf Erlbruch a fait des études artistiques à l’Ecole Folkwang de Création Artistique d’Essen-Werden. A partir de 1974, il a travaillé comme illustrateur pour des magazines comme « Stern » et « Esquire » puis est devenu enseignant jusqu’en 2009. Il a été professeur d’illustration et de dessin dans des institutions telles que l’Université de Wuppertal, où il vit toujours. Il a fait ses débuts en littérature jeunesse en 1985 en illustrant « Der Adler, der nicht fliegen wollte » (L’aigle qui ne volerait pas), de James Aggrey.

Il est l’auteur d’une dizaine d’albums pour enfants en tant qu’auteur-illustrateur et d’une cinquantaine en tant qu’illustrateur.

Chez nous, on le limite souvent à tort au livre « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » (texte de Werner Holzwarth, Milan, 1993), son premier titre traduit en français, la découverte désopilante de toutes les façons de faire des crottes, lauréat du prix Bernard Versele une chouette en 1995. Dire que ce fut un succès mondial est un euphémisme.

« La petite taupe ».
« Le canard et la mort ».

Mais Wolf Erlbruch maîtrise aussi d’autres registres littéraires, plus philosophiques, plus poétiques.
Si, quand il a été reconnu, les éditeurs francophones se le sont arrachés, ce graphiste hors pair n’a pas renoncé aux livres pour enfants quand, en 1990, il est devenu professeur d’université. Il a signé plusieurs titres très intéressants chez Milan, notamment l’attachant « Remue-ménage chez madame K » (traduit de l’allemand par Etienne Schelstraete et Gérard Moncomble, 1996), « Moi, papa ours? » (1993) ou « L’ogresse en pleurs » (avec un texte de Valérie Dayre, 1996).

Wolf Erlbruch, publié également abondamment par l’éditeur suisse La Joie de lire allie une très grande exigence, une immense fantaisie, une sobriété et une lisibilité exemplaires.

La preuve aussi dans « Léonard » (Etre éditions, 2002), un album parvenu au lectorat francophone douze ans après sa création. Léonard est un petit garçon qui voudrait être un chien. Les images le montrent dans ces situations. Motif de ce souhait: le gamin est terrorisé par les chiens. Tous les chiens, les grands et les petits.Une fée transforme le héros en un molosse affectueux, marron et blanc. Les parents, d’abord surpris, acceptent le changement. Mais Léonard n’est pas au bout de ses peines: lors de sa première promenade en laisse, il aperçoit un enfant et découvre aussitôt que les petits garçons le terrorisent! Une finale en douceur amènera Léonard à apprendre à vivre avec ce qu’il est.

Album nécessaire, « La grande question » (Etre éditions, 2003, réédité aux Editions Thierry Magnier en 2012) est celle qui ne sera jamais écrite ici noir sur blanc, même si elle est universelle: pourquoi suis-je sur terre? A chacun de se faire son opinion, en examinant les 21 réponses (frère, chat, pilote, grand-mère, mais aussi le chiffre 3, un soldat, la mort et d’autres) apportées à l’enfant qui traverse ce livre né en français. Tout le goût pour la réflexion et toute l’imagination de Wolf Erlbruch apparaissent dans cet album accessible, aussi sobre que riche. Une économie de moyens dans le texte comme dans les images – superbes – renvoie chaque lecteur à lui-même tout en l’accompagnant dans son questionnement.

« L’atelier des papillons », de Gioconda Belli et Wolf Erlbruch, est né en 1994 avant d’arriver aux Editions Etre en 2003. Un groupe d’artistes y est chargé par la Vénérable, une divinité féminine bienveillante, de créer le monde. En respectant certaines limites: ne pas mêler règnes animal et végétal lors de la création d’une nouvelle espèce. Comment contourner « honnêtement » le règlement? C’est le défi que relève Rodolphe, créateur émancipé. Un superbe récit qui se lit d’une traite et s’enrichit des illustrations très inspirées de Wolf Erlbruch.

« Le nouvel abécédaire », de Karel Philipp Moritz et Wolf Erlbruch (Etre Editions, 2003), n’a de nouveau que le nom. Car il existait déjà en version illustrée en 1790. Erlbruch s’est inspiré du manuel initial pour le refaire à sa mode. Un travail tout simplement époustouflant. Les 25 étapes dans l’alphabet (les lettres I et J sont confondues) proposent un cheminement initiatique à penser. En partant des cinq sens, l’auteur élargit la perception du lecteur au monde puis à la pensée pure. Philosophie et imagination sont au rendez-vous de cet album où l’ordre initial des notules allemandes a été conservé lors de la traduction. Une idée rare et lumineuse qui évite les inutiles contorsions de vocabulaire et met en lumière la pensée et l’ouverture d’esprit de ce pédagogue avant-gardiste. A la fois ludique et (im)pertinent, cet album inclassable ne se prend pas au sérieux, tout en prenant la petite enfance terriblement au sérieux.

L’OURS QUI AVAIT UNE ÉPÉE

Auteur : Davide CALI

Images : Gianluca FOLI

Éditeur : Rue du Monde, 2008

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Ce que j’en pense : Un album grandiose sur une nature grandiose. Un album puissant sur une force destructrice que l’Ours, symbole de l’Humanité exerce en toute impunité ? Bêtise ? Cupidité ?

Un album où la nature se retourne contre son destructeur, son ravageur…

Tout est lien, nous sommes tous liés les uns aux autres et la Nature est notre Humanité…

C’est par un effet de dominos que l’Ours commence à comprendre qu’il est responsable de tout ce carnage et que la seule réhabilitation possible est la réparation, la reconstruction.

Les illustrations à la fois pleines et en transparence montrent à quel point notre monde peut basculer du monde visible vers le monde invisible, de l’apparition vers la disparition.

L’Ours, notre Artus, avec son Excalibur nous ramène aux temps mythologiques : voici un scénario qui pourrait se réaliser si notre Humanité ne met pas fin au carnage sur notre source de Vie : la Nature…

Ce que j’en conseille :

Un album moral mais pas moralisateur… Une belle histoire d’écologie avant qu’il ne soit trop tard (Un album optimiste donc…)

Pour tous à partir de  7 ans

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